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27 astuces pour augmenter votre pouvoir d’achat

Ecrit le mercredi 14 mai 2008 par Jean-Jacques Hénin avec 0 commentaire(s) ajouté(s)

Le pouvoir d’achat est actuellement au cœur de beaucoup de discussions et probablement un de vos sujets actuels de préoccupations. Nos hommes politiques ont-ils un quelconque pouvoir en la matière ? Faut-il espérer une prochaine baisse des matières premières alimentaires ? Ou mieux, pouvez-vous, concrètement et sans attendre, y changer quelquechose ? Pouvez-vous augmenter votre pouvoir d’achat, en dépensant moins lorsque vous passez à la caisse de votre supermarché ? Suite aux deux articles précédents sur le sujet, voici 7 nouvelles astuces pour réduire votre facture au supermarché, soit 27 astuces en tout pour vous aider à réduire vos dépenses.

banque bourse placements argent finances assurance-vie1 à 10. Déjouez les tactiques du supermarché. Le premier article sur le sujet date de plus d'un an déjà et tentait de vous donner les clefs pour décoder et déjouer les tactiques mises en place dans les supermarchés pour vous faire dépenser plus. Ce sont les 10 premières astuces à connaître pour réduire votre facture au supermarché.

11 à 20. Modifiez votre comportement dans le magasin. Les 10 astuces suivantes pour dépenser moins au supermarché concernait plus votre comportement dans un supermarché, et pas seulement l'art de déjouer les tactiques du supermarché. Vous disposez alors de 20 astuces différentes pour réduire vos dépenses.

21. Rédigez votre livre des prix. Tenez à jour un cahier dans lequel vous répertoriez les prix des produits que vous achetez régulièrement. Vous constituez une base de données de ce que vous avez payé, ou simplement observé, par le passé. Vous saurez alors détecter quand une bonne affaire en est vraiment une. Vous saurez dans quel magasin acheter tel produit et dans quel autre enseigne acheter tel autre produit. Vous pourrez alors ne pas acheter les produits uniquement quand vous êtes en manque mais aussi quand le prix est vraiment intéressant.

22. Achetez à la source. Plus vous achetez près du producteur, plus le prix devrait être intéressant pour vous, en vous abstenant de payer les intermédiaires. Votre livre des prix vous permettra de le confirmer. La vidéo à la fin du second article d'astuces vous montrait comment cela est possible même dans une grande ville comme Paris. L'idéal reste que la source soit vous même, au travers de votre propre potager par exemple. Tout comme la meilleure assurance est l’auto assurance. Un autre exemple, que je pratique, est de rapporter des légumes frais du potager lorsque je pars en week-end à la campagne.

23. Achetez les produits de saison. Si vous achetez les produits lors de leur véritable saison de production, non seulement vous les paierez moins cher, car ils seront très nombreux sur le marché, mais en plus ces produits seront au mieux de leur forme pour votre santé. N’achetez que les produits de la saison vous permet aussi de varier naturellement votre alimentation. Dans ce cas également, votre livre des prix vous aidera à savoir quel était le prix « de saison » d’un produit et d’attendre jusqu’à obtenir un prix similaire avant d'acheter.

24. N’achetez que ce dont vous avez besoin. Il s’agit d’un leitmotiv si vous souhaitez devenir plus riche : achetez ce dont vous avez vraiment besoin et non pas ce dont vous avez simplement envie. Appliqué à votre caddie de supermarché, cela signifie par exemple n’acheter que ce qui est bon pour votre santé. Etablir votre liste de course avant de partir était un premier pas. Retirer maintenant de votre liste de courses les produits que vous aimez mais dont vous n’avez pas vraiment besoin. Par exemple certains desserts élaborés, contenant des colorants et des conservateurs, certains snacks sucrés, ou certains sodas.

25. Planifiez vos repas à l’avance. Au moment de rédiger votre liste de course, pensez à chaque repas que vous aurez à préparer dans la semaine à venir. Peut-être ne mangerez-vous pas chez vous tous les jours. Peut-être avez-vous invité des amis. En prévoyant comme il faut vos repas, vous évitez d’achetez trop de produits qui pourraient se perdre, et vous évitez de devoir repasser rapidement au supermarché pour acheter deux ou trois produits … et revenir avec plus que prévu. En planifiant vos repas, vous pouvez n’achetez que ce dont vous avez besoin.

26. Faîtes avec ce que vous avez. Dépenser moins au supermarché peut aussi se pratiquer en sachant faire avec ce que vous avez dans votre réfrigérateur. Même si vous planifiez tous vos repas, vous aurez toujours des imprévus. Pas eu le temps d’aller au supermarché, un dîner à l’extérieur annulé au dernier moment, … Savoir accomoder les restes, savoir vous constituer un repas à partir de ce que vous trouvez chez vous, au lieu de passer au supermarché avec la faim au ventre et de succomber à vos envies, vous aidera à dépenser moins sur le long terme.

27. Sachez profiter des promotions. Votre supermarché effectue des promotions toutes les semaines sur des articles différents afin de vous faire venir dans son enseigne. Une fois sur place, ils espèrent bien que vous achèterez aussi les produits sur lesquels les marges sont meilleures. Si chaque semaine vous planifiez vos repas à l’avance en fonction des produits qui sont en promotion, au lieu d’acheter ces produits en plus parce qu’ils ne sont pas chers, vous pourriez réaliser de belles économies. A condition d’utiliser les autres astuces décrites plus haut, afin de ne pas vous faire avoir par les pièges tendus pour vous faire dépenser plus.

Et vous, quelles astuces utilisez-vous pour réduire vos dépenses au supermarché ? Comment procédez-vous pour conserver votre pouvoir d'achat ? Avez-vous déjà utilisé certaines des astuces citées ?

A lire également :
- 10 astuces pour réduire votre facture au supermarché
- 10 nouvelles astuces pour dépenser moins au supermarché
- Tous vos achats sont des investissements

Crédit photo : mike warren

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Passez vos ordres comme un trader

Ecrit le mardi 6 mai 2008 par Jean-Jacques Hénin avec 2 commentaire(s) ajouté(s)

Devez-vous devenir un expert avant de savoir gérer correctement votre PEA ou votre contrat d’assurance-vie ? Cela est-il réservé à quelques privilégiés dont vous ne faîtes pas partie ? Si vous n’avez jamais possédé de tels produits financiers, leur apparente complexité peut vous faire craindre de perdre de l’argent, simplement par méconnaissance. Comment passer vos ordres sur votre futur PEA ou assurance-vie ? Lorenzo, que je remercie, demandait au travers d’un récent commentaire « Est-ce-qu’on passe ses ordres par internet, ou faut-il téléphoner ou contacter sa banque ? ». Voici l’envers du décor, pour souscrire en toute connaissance de cause et passer vos ordres comme si c'était votre métier.

Bourse placement banque assuranceLa validation de vos ordres. Le premier principe, comme pour toute opération financière, est que votre ordre de placement doit être authentifié et validé. Vous avez donc à signer un avenant si vous modifiez le montant ou vos allocations d’actifs, ou un ordre s’il s’agit d’un placement exceptionnel. La disponibilité et la provenance des sommes engagées seront vérifiées en n’autorisant les paiements que par virement ou par chèque. Avec les technologies disponibles aujourd’hui, toutes ces vérifications peuvent s’effectuer derrière l’écran de votre ordinateur.

Le prix du conseil. Si vous avez retenu un contrat par internet, vous passerez vos ordres par ordinateur. Cela réduit vos coûts, les frais que vous payez. En contrepartie, vous ne disposerez pas d’un conseiller en face de vous, pour vous aider et répondre à vos questions. Quelques contrats sur internet proposent désormais des conseillers par téléphone, souvent avec de la délégation de gestion, ou à partir d’un certain montant de contrat. En d’autres termes, vous payez dans tous les cas pour le conseil.

Un exemple concret. Personnellement je passe par des conseillers indépendants pour mes contrats. Je préfère avoir un interlocuteur physique quand il s’agit de sommes importantes sur du long terme. Je n’effectue qu’un arbitrage par an. Pour un contrat donné, je vois donc très peu mon conseiller, principalement à l’occasion de virements exceptionnels. C’est toujours l’occasion de discuter des marchés financiers, d’obtenir son opinion sur les gestionnaires qu’il a rencontrés depuis, et donc d’alimenter mes décisions. L’avenant ou l’ordre à signer comporte la somme versée et sa répartition sur les différents fonds, ainsi que l’éventuelle nouvelle répartition des sommes déjà engagées. L’ordre est exécuté dans les jours qui suivent. Sur internet, je pense que c’est dans la journée. Personnellement je note, utilise et vérifie toujours le code ISIN des fonds retenus, un code étant plus fiable qu'un nom de fonds.

Si vous savez exactement sur quels fonds vous souhaitez placer votre argent, si vous souhaitez réduire au maximum vos coûts et que vous maîtrisez les nouvelles technologies, un contrat sur internet vous permettra de passer vos ordres en ligne facilement. Si vous préférez obtenir des conseils, la retranscription de vos ordres en langage financier et une personne physique en face de vous, passer par votre banquier ou votre assureur vous apportera plus de sécurité.

Y a-t-il des moments de la vie de votre contrat sur lesquels vous souhaiteriez plus de précisions ? Si vous disposez d’un contrat d’assurance-vie ou d’un PEA, certains actes vous ont-ils surpris ou posé question ? Comment conseilleriez-vous de procéder pour les passages d’ordres ?

A lire également :
- Les 10 avantages des FCP et SICAV
- Bien choisir votre contrat d'assurance-vie (série)
- Dénichez les fonds indiciels de votre assurance-vie

Crédit photo : We Work For Free

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10 moyens de ne pas devenir radin

Ecrit le samedi 29 mars 2008 par Jean-Jacques Hénin avec 6 commentaire(s) ajouté(s)

Vous avez décidé de vous payer d'abord, de dépenser moins et d'investir 10 ou 20% de vos revenus pour réaliser vos objectifs financiers. Excellent. Agir sur vos dépenses aura de rapides impacts. Vous êtes en bonne voie pour devenir indépendant financièrement. Mais comment va réagir votre entourage ? N'allez-vous pas passer pour un radin, avec toute la honte associée à ce terme ? Ne risquez-vous pas de perdre vos amis ? Que va penser de vous votre femme ? Car votre entourage, pendant ce temps, continue de subir la pression de la société de consommation, qui pousse à acheter toujours plus et à s'endetter davantage. Voici 10 bons moyens de ne jamais passer pour un radin.

bourse banque assurance placements1. Parlez de vos objectifs financiers. Vous avez des objectifs financiers ambitieux qui justifie que vous regardiez de près vos dépenses. Parlez de vos objectifs à votre entourage, par exemple, de votre envie de monter une entreprise, de réduire vos dettes, de partir à la retraite plus tôt, ... Quand votre entourage sait que vos actions sont justifiées par de bonnes raisons, les gens deviennent admiratifs et vous demandent des conseils au lieu de vouloir vous faire honte de ne pas dépenser.

2. Budgétez pour vos sorties. Vous devez investir pour demain, pour atteindre vos objectifs financiers, mais vous devez aussi profiter de l'instant présent avec les gens qui vous entourent. Soyez économes avec les dépenses qui vous concernent et généreux envers les autres. Si votre entourage sait que vous donnez à des oeuvres, si vous ne regardez pas la dépense à un euro près quand vous sortez avec des amis, personne ne pensera que vous êtes un radin. Dans votre budget, prévoyez une catégorie pour vous faire plaisir quand vous êtes avec les autres. Dans mon budget, elle représente 10% de mes revenus.

3. Montrez votre générosité. Donnez aux autres ce que vous pouvez et ce que vous avez. Ce n'est pas nécessairement de l'argent. Partager vos connaissances, donner de votre temps, votre bien le plus précieux,
aider les autres avec ce qui constitue vos points forts, votre talent de jardinage ou vos connaissances internet, par exemple. Vous pouvez troquer des services entre amis au lieu de dépenser.

4. Soyez créatifs. Lorsque vous souhaitez dépenser moins, vous devez remplacer la facilité des activités que permet votre argent par votre créativité pour proposer des activités attrayantes et peu chères à votre entourage. Au lieu de vous endormir au cinéma ou à l'opéra, vous allez pique-niquer, randonner, faire du roller, du vélo, une exposition gratuite, un scrabble, ... Au lieu de payer un restaurant, vous allez cuisiner un repas pour vos amis. Il sera bien meilleur que dans beaucoup de restaurants. Vous aurez en plus le plaisir d'être créatif et de faire plaisir à vos amis.

5. Payez tout en liquide. Payer tous vos achats en cash vous permet d'abord de bien ressentir la somme exacte que vous dépensez, et donc au final de dépenser moins. Le paiement par carte bancaire ne vous demande que de saisir votre code secret, que vous dépensiez 10 euros ou 3 000 euros. Vous ne voyez pas vraiment la différence. De plus, payer tout en cash vous fait vous sentir beaucoup plus riche, avec tous ces billets que vous dépensez. Vous et votre entourage n'imaginerez pas alors que vous puissiez être un radin. Visiblement vous dépensez beaucoup d'argent.

6. Misez sur la qualité et non sur la quantité. Achetez des produits de qualité qui dureront longtemps au lieu d'acheter les produits les moins chers. Non seulement les produits les moins chers se remarquent au premier coup d'oeil, et tout votre entourage sait que vous avez dépensé le moins possible, mais en plus ils durent moins longtemps. Sur le long terme, ils vous coûteront plus chers que les produits de qualité. Achetez moins, n'achetez que ce dont vous avez vraiment besoin, mais achetez de la qualité et de l'intemporel. Vous n'aurez pas l'air d'une personne près de ses sous.

7. Maintenez scrupuleusement vos biens. En vous occupant de la maintenance de vos objets, vous leur permettez de durer beaucoup plus longtemps mais aussi de garder un aspect neuf. Vous donnerez une meilleure image avec une voiture qui a huit ans d'âge mais qui est propre et en parfait état de marche qu'avec une voiture récente qui est sale, pas rangée et pleine de détritus.

8. Ne vous inquiétez pas trop. Si des amis se font plus distants ou vous quittent parce que vous ne dépensez plus énormément d'argent comme auparavant pour chaque sortie, ne vous en inquiètez pas trop. Peut-être qu'ils apprécient plus votre argent que la personne que vous êtes vraiment. Tout du moins s'ils ne restent pas, c'est que ce ne sont plus les bonnes personnes pour vous, que vos centres d'intérêts ne sont plus les mêmes.

9. Ne parlez pas d'argent tout le temps. Ce n'est pas parce que vous avez des objectifs financiers importants que vous devez parler d'argent tout le temps. Réduire vos dépenses est primordial, c'est ce qui aura le plus d'impacts rapidement sur votre situation financière. Mais ne dîtes pas que vous n'avez pas d'argent ou pas les moyens. N'en faîtes pas une maladie si votre femme a dépensé 10 euros de trop. Ce temps sera bien mieux utilisé à vous focaliser sur comment gagner plus d'argent, à imaginer ce que vous ressentirez une fois votre objectif financier atteint, à développer de nouvelles idées de sources de revenus supplémentaires.

10. Acceptez le problème. Le problème, s'il existe, c'est vous. Si vous craignez d'être traité de radin, si vous imaginez que vous êtes un radin, probablement que vous allez vous comporter comme un radin parce que vous y pensez constamment. Si vous n'en êtes pas un, si vous appliquez les neuf points précédents, l'idée ne vous effleurera même pas l'esprit : votre entourage sait pour quels objectifs ambitieux vous faîtes attention à vos dépenses, ce que vous possédez est de qualité, très bien maintenu, propre, en état neuf, vous êtes généreux avec les autres, vous donnez de votre temps, vous êtes créatifs et inventifs. Votre entourage vous fait confiance.

Il existe une grande différence entre être économe, c'est-à-dire éviter toutes les dépenses excessives et qui ne vous sont pas nécessaires, et être un radin, c'est-à-dire toujours rechercher à dépenser le moins possible. Vous êtes économes pour ne pas gaspiller et pour investir, pour gagner plus, pour obtenir votre indépendance financière, pour pouvoir faire de votre vie ce dont vous avez vraiment envie, probablement pour pouvoir donner encore plus aux autres. Si vous êtes radins, vous passez votre vie à chercher comment ne pas dépenser, vous n'avez jamais les moyens, c'est triste.

Comment faîtes-vous pour économiser et ne pas passer pour un radin ? Y-a-t'il des situations dans lequelles vous ne parvenez pas à ne pas passer pour un radin sans compromettre vos objectifs ? Est-ce-que vous prenez toujours le plat le moins cher au restaurant ? Au contraire avez-vous un retour d'expérience sur comment bien gérer ces situations ?

A lire également :
- Comment gérer facilement votre budget pour profiter de votre argent aujourd'hui et devenir riche
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Crédit Photo : Plutor

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Devriez-vous souscrire un PEL aujourd'hui ?

Ecrit le mercredi 26 mars 2008 par Jean-Jacques Hénin avec 4 commentaire(s) ajouté(s)

Quels avantages auriez-vous à souscrire à un PEL dans la conjoncture actuelle ? C'est la question posée par Thomas par mail, en me faisant remarquer, à juste titre, que je n'avais jamais abordé le sujet du PEL sur le blog. Merci Thomas pour cette question. Le PEL serait-il un bon placement refuge au moment où la Bourse, par exemple, parait plus aléatoire que jamais sur le court terme ? La rémunération du PEL est certaine : au moins vous pensez ne pas y perdre d'argent. De plus, vous pouvez bénéficier d'une prime versée par l'Etat et d'un prêt immobilier à taux avantageux, si vous décidez d'utiliser votre PEL pour vous aider à financer l'achat de votre logement. Ces avantages seraient-ils suffisants pour que ce placement soit intéressant pour vous aujourd'hui ?

banque bourse crédit placement epargneN'oubliez jamais l'inflation. Il y a environ un an, mon banquier profitait d'une de mes rares visites pour me vanter les placements proposés par sa banque. La majorité des placements que j'utilise ne sont pas vendus par des banques. Je crois bien que je n'utilise que le livret A et le Codévi. Mon banquier me parle donc du PEL qui rémunère aujourd'hui au taux de 2,5%. Je lui réponds que cela couvre à peine le taux d'inflation et que je ne vois pas l'intérêt de placer de l'argent si c'est pour en perdre à coup sûr. Il me répond qu'effectivement le PEL n'est plus très intéressant aujourd'hui en tant que placement. Contrairement au livret A, par exemple, le taux de rémunération du PEL n'a pas été relevé ces dernières années. Ne parlons même pas du CEL (Compte Epargne Logement) dont la rémunération est encore plus faible. Avec la préoccupation actuelle autour du pouvoir d'achat et l'inflation croissante, le PEL me semble encore moins intéressant comme produit de placement qu'il y a un an.

Si vous avez un projet immobilier précis. Si vous avez un projet immobilier précis à court ou moyen terme, le PEL est intéressant pour obtenir un prêt à taux réduit. Le prêt consenti est actuellement à 4,20% et la rémunération de votre épargne passe alors de 2,5% à environ 3,5% une fois la prime de l'Etat versée (uniquement si le prêt est demandé). L'idéal est alors d'arriver au montant maximum de versement, fixé à 61 200 euros (soit 400 000 francs), pour bénéficier du montant maximum de crédit, car ce taux de 4,20% est aujourd'hui difficile à trouver ailleurs, et bénéficier du montant maximum de la prime d'Etat. Avec un projet précis, vous pourrez alors calculer ce qui est le plus rentable pour vous : à quel moment ouvrir un PEL et y verser l'argent que vous aurez fait fructifier auparavant à un taux plus intéressant, afin d'optimiser le montant de votre prime d'Etat et le montant de votre crédit. Notez que certains établissements calculent les intérêts versés par quinzaine alors que d'autres effectuent ce calcul au jour le jour. Mieux vaut vous renseigner avant de souscrire.

De mon point de vue, un PEL est intéressant aujourd'hui uniquement si vous avez un projet immobilier précis pour lequel vous recherchez un financement à court terme. Le rendement du PEL est trop faible si vous recherchez un placement sécurisé intéressant. Des placements sécurisés et plus rémunérateurs ont été détaillés dans de précédents articles. De votre côté, possédez-vous un PEL ? Dans quel but ? En ouvririez-vous un aujourd'hui ? Avec quels objectifs ?

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Crédit photo : fotografar

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Les 5 principaux risques de vos investissements

Ecrit le mercredi 27 février 2008 par Jean-Jacques Hénin avec 6 commentaire(s) ajouté(s)

Savez-vous que même les investissements réputés sûrs, ou sécurisés, sont risqués ? Quoique vous fassiez avec votre argent, vous pouvez perdre de l'argent. Je sais, ce n'est pas rassurant. Aussi je vous propose de passer en revue les 6 risques principaux auxquels vos placements peuvent être confrontés et de voir comment vous pouvez réduire chacun des risques cités.

banque assurance-vie bourse placements épargne1. Les risques liés aux marchés. La bourse ne se porte pas au mieux en ce moment. Les retournements de marché se produisent rapidement. Vous ne pouvez pas prédire comment se comportera le marché boursier demain. Si le risque est élevé sur le court terme, le rendement des marchés actions sur le long terme pose moins de problèmes. Sur les marchés des pays indurtrialisés, un rendement d'environ 10% par an est observé depuis des décennies. Le moyen de vous prémunir contre ce risque est donc d'acheter et de conserver sur le long terme vos actions, achetées directement ou non. Il ne faut pas investir sur en Bourse de l'argent dont vous aurez besoin à court terme.

2. Les risques liés à l'entreprise. Vous achetez les actions d'une entreprise et pour diverses raisons le cours de ses actions peut baisser alors que le marché est à la hausse. Ou vous placez sur le marché japonais et ce marché baisse alors qu'au niveau mondial la bourse grimpe. Vous investissez en passant par telle société intermédiaire qui met la clef sous la porte. Ce sont des risques liés à l'entreprise, ou au groupe d'entreprise restreint, sur lesquels vous avez investis. Pour réduire ce risque, vous devez diversifier vos placements. Ne pas mettre tous vos oeufs dans le même panier. N'ayez pas tout votre argent dans une seule banque, ou tous vos investissements chez un seul intermédiaire. Achetez les actions de plusieurs entreprises travaillant dans des domaines différents. Investissez dans des zones géographiques qui ne dépendent pas les unes des autres.

3. Les risques liés aux taux d'intérêts. Si vous possédez des obligations à taux fixes, pour leur sécurité, mais que les taux d'intérêts montent, la valeur de vos obligations va descendre. Les obligations à taux variables et les obligations avec le nouveau taux fixe plus élevé seront plus atractives pour l'investisseur qui ne souhaite pas prendre de risques. Comme vous ne maîtrisez pas l'évolution des taux d'intérêts, votre seule façon de réduire ce risque est de suivre cette information. Par exemple, le moment venu, vous revendrez au plus tôt vos obligations à 5% sur 10 ans contre des obligations à 6% sur 10 ans.

4. Les risques liés à l'inflation. Si les prix montent, comme vous l'entendez sûrement en ce moment, votre pouvoir d'achat baisse. Avec l'argent dont vous disposez, vous pouvez acheter moins de biens. Si vous avez de l'argent de côté, vous devez le placer sur un investissement qui vous rapportera au moins plus que l'inflation. Ces 10 dernières années le taux d'inflation annuel était d'environ 2%, un objectif fort pour les pays européens. De nombreux analystes prédisent que l'inflation sera plus forte dans les années à venir. Historiquement, investir sur des actions en Bourse, directement ou non, est la meilleure façon de vous prémunir contre l'inflation.

5. Les risques politiques. Le gouvernement français ou le gouvernement d'un autre pays sur lequel vous avez investi, peut voter une loi qui aura des effets sur vos placements. Une augmentation de la CSG, par exemple, une modification des avantages offerts aux titulaires d'une assurance-vie, ou la nationalisation d'une entreprise dont vous detenez des actions. La diversification est dans ce cas aussi votre meilleure protection contre ce type de risque. Investissez dans plusieurs zones géographiques, dans plusieurs types d'industries, dans différents placements, ...

6. Les risques liés à vous-mêmes. Cela sera peut-être difficile à accepter, mais un des risques les plus importants pour vos investissements, c'est vous-mÍmes. Aurez-vous la patience de suivre sur le long terme vos bonnes résolutions en matières d'investissement ? Ne craquerez-vous pas si au bout de deux ou trois ans les marchés n'ont toujours pas monté ? Ne trouverez-vous jamais une bonne raison pour interrompre vos versements mensuels ? Ce n'est pas comprendre ce qu'il faut faire qui est compliqué, du simple bon sens est suffisant. Mais l'appliquer pendant des années n'est pas facile pour tout le monde. Une manière de procéder est d'automatiser vos investissements pour ne plus y penser. Comme le paiement de votre loyer. Vous n'aurez alors besoin qu'une fois par trimestre de rebalancer votre portefeuille, par exemple.

Aucun investissement ne peut vous prémunir contre tous ces risques. Notez que ces risques ne se rencontrent pas sur les mêmes laps de temps. Sur le court terme, le risque lié à l'inflation n'est pas élevé. Le risque lié aux marchés l'est plus. Sur le long terme, c'est l'inverse. C'est pourquoi il est important de bien déterminer vos objectifs, pour choisir les bons produits, avec une exposion appropriée aux risques. Connaissez-vous d'autres types de risques liés aux investissements financiers ? Comment faîtes-vous pour réduire les risques de vos placements tout en atteignant vos objectifs ?

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Crédit photo : infomatique

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Guide des produits financiers pour investisseur débutant

Ecrit le vendredi 22 février 2008 par Jean-Jacques Hénin avec 2 commentaire(s) ajouté(s)

"Quelles sont les différences entre les FCP, SICAV, trackers et obligations et leurs intérêts respectifs en terme de placement sécurisé ou non ?". C'est la question posée Niel en commentaires de l'article précédent. Merci pour cette question, car une règle de base est de connaître les produits dans lesquels vous investissez. Bien comprendre les différences entre ces différents produits financiers est primordial quand vous débutez. Voici donc les produits de base à connaître pour investir avec un minimum de connaissance des produits par eux-mêmes.

banque assurance-vie bourse placementsLes obligations. Quand vous achetez une obligation, vous prêtez de l'argent à l'émetteur de l'obligation. En échange, il vous est promis un taux de retour sur investissement à l'échéance de l'obligation. L'échéance de l'obligation, appelée sa date de maturité, peut être du court terme, moins d'un an, jusqu'à du long terme, 10 ans ou plus. Ce type de placement est le plus sécurisé, votre gain est connu à l'avance et certain. Le seul risque que vous prenez est que l'émetteur soit défaillant et ne tienne pas ses engagements. Une obligation émise par un Etat réputé pourrait être considérée plus sûre qu'une obligation émise par une entreprise récente.

Les actions. Le second grand produit d'investissement sont les actions. Les autres produits disponibles utilisent généralement soit des actions, soit des obligations, ou une combinaison des deux. Quand vous achetez une action, vous achetez une petite partie de l'entreprise. Vous ne prêtez pas de l'argent, vous devenez copropriétaire de l'entreprise. Vous investissez dans cette entreprise parce que vous pensez que le cours de son action va monter. Deux raisons principales peuvent vous le faire penser : soit vous considérez que l'action est sous-évaluée et que le marché va s'en rendre compte (appelée approche value), soit vous pensez que l'entreprise va croire et sa valorisation progresser (approche growth). Vous comprenez alors que placer votre argent sur des actions ne vous assure pas d'un gain. En contrepartie, le gain éventuel pourra être beaucoup plus important qu'avec une obligation, dont le taux de rendement est fixé par avance.

Les trackers. Les actions et les obligations se vendent et s'achètent sur des marchés. Ces marchés peuvent être géographiques, comme la Bourse de Paris pour la France, ou spécialisés, comme le marché des matières premières. Pour connaître la tendance d'un marché donné, chaque marché dispose d'un ou plusieurs indices représentatifs. Généralement ce sont quelques dizaines des plus fortes valorisations de ce marché qui sont prises en référence. Un tracker vous permet, au lieu de choisir une action précise, d'investir sur l'indice d'un marché donné. Votre risque d'investir sur une mauvaise action est donc diminué. Vous gagnerez la moyenne des résultats du marché, ou plus précisément la moyenne des résultats des valeurs entrant dans l'indice boursier retenu. Mathématiquement, vous avez moins d'une chance sur deux de faire mieux que l'indice. Les coûts d'un tracker étant très bas, un ordinateur suffit à suivre un indice, vos chances de faire mieux qu'un tracker en choisissant vous-même vos actions sont même beaucoup plus faibles.

Les fonds communs. Un fond commun est littéralement une mise en commun d'argent en vue d'investissements. Un FCP, une SICAV, un fond en euros sur une assurance-vie, ... sont des fonds communs. Le gérant du fond décide des actions et/ou obligations sur lesquelles investir cet argent mis en commun. Vous déléguez à un professionnel ce choix délicat et son suivi au quotidien. Vous réduisez ainsi le risque lié à votre méconnaissance des marchés ou à votre manque de temps pour vous en occuper. Evidemment vous le rémunérez pour ce service, et obtenez des gains moins importants que si vous aviez investi directement vous-mêmes sur les mêmes produits que le gérant. Un fond indiciel est un fond investissant sur un indice de marché, tout comme un tracker.

Un classement théorique des types d'investissement du plus sécurisé vers le moins sécurisé pourrait donner : obligations et fonds en euros, trackers et fonds indiciels, SICAV et FCP (mixte actions et obligations), actions. Mais l'enveloppe de votre investissement ne constitue qu'un des facteurs de risque. La durée de votre investissement, le marché que vous retenez, entre autres ... sont des facteurs plus ou moins sécurisant. Vous pouvez acheter des obligations d'un Etat douteux puis perdre tout votre investissement. Vous pouvez aussi acheter des actions dont la hausse est quasi assurée sur la durée.

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Crédit photo : TroyMason

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Comment gagner +23,7% avec votre assurance-vie sur 2007

Ecrit le mardi 12 février 2008 par Jean-Jacques Hénin avec 12 commentaire(s) ajouté(s)

Si votre assurance-vie ne vous a rapporté que 4,5 ou 5% en 2007, c'est peut-être parce que vous placez votre argent uniquement sur le fond en euros. Votre placement est garanti mais rémunère peu. En plaçant votre argent sur des fonds communs de placement ou des SICAV, vous prendrez plus de risques mais vous pourriez aussi gagner beaucoup plus. Mon assurance-vie m'a rapporté +23,7% en 2007. Quels ont été mes choix pour y parvenir ? Quelles ont été mes principales erreurs ? Il s'agit d'un exemple qui n'a rien d'exceptionnel. C'est justement pour cela qu'il est intéressant : vous pouvez faire aussi bien. Notez bien qu'il ne s'agit en aucun cas de conseils de placements pour 2008.

banque bourse placement assurance-vieInvestissez dans les domaines dans lesquels vous croyez. Mon objectif étant sur le long terme, pour les 10 ou 20 prochaines années, je peux prendre des risques. Plus j'accumule de gains maintenant, plus forte sera la somme finale, puisque mes gains sont réinvestis et générent d'autres gains. Sur 2007 mon objectif était de réaliser +20% et j'ai investi en grande partie sur des fonds finançant les pays émergents. Sur la Chine d'une part, dont les perspectives semblaient bonnes pour les années à venir. J'ai choisi le fond Baring Hong Kong China Fund. Les raisons principales dont je me souvienne : son bon comportement en 2004, en engrangeant des gains alors que ce marché subissait des pertes, et ses performances au-dessus de la moyenne de sa catégorie les 3 dernières années. Sur 2007, ce fond a réalisé +58,3%, et même +90% à un moment de l'année, soit une performance meilleure que son indice de référence. Investissez dans les domaines dans lesquels vous croyez. Ce sont souvent ceux qui vous font peur au quotidien : la Chine qui nous prend nos emplois, le pétrole dont les prix explosent à la pompe, l'environnement trop pollué, ... investir dans ces fonds, c'est aussi vous retirer des soucis.

Investissez sur le long terme en prenant le temps de bien choisir vos fonds. J'ai aussi investi en 2007 sur d'autres pays émergents. Tout d'abord l'Inde, qui produit des biens différents de la Chine et que j'avais eu l'occasion de bien connaître en 2006 lors d'un voyage professionnel. Je possède depuis plusieurs années le fond HSBC GIF Indian Equity en portefeuille. Il a réalisé +60,5% en 2007. Enfin, toujours dans les pays émergents, j'ai investi dans les pays de l'europe de l'Est, dont la croissance continuait, grâce à une main d'oeuvre moins chère qu'en Europe de l'Ouest, même si cette croissance était moindre que les années précédentes. Je possède le fond MLIIF Emerging Europe en portefeuille depuis plusieurs années aussi. Il a réalisé +20,1% sur 2007. Lorsque vous avez pris du temps de bien sélectionner vos fonds et si vous croyez toujours dans ce marché, vous pouvez les garder pendant des années. C'est la qualité de votre travail initial qui rapporte.

Ne choisissez pas un fond parce qu'il a réalisé de bonnes performances par le passé. Ne miser que sur les pays émergents, même sur des zones géographiques différentes et avec des pays ne produisant pas le même type de biens, est risqué. Après tout, ils ne représentent qu'une seule classe d'actifs, même si cela est moins risqué que de n'avoir qu'un seul fond. Pour contrebalancer ce risque, j'ai placé aussi de l'argent sur un fond français spécialisé dans l'immobilier de bureau, qui semblait pouvoir offrir encore de bonnes opportunités début 2007, même si l'immobilier résidentiel montrait déjà quelques signes de faiblesse. Il s'agissait pour moi d'un placement à court terme pour bénéficier des excellentes performances accumulées jusqu'en 2006 et dont je n'avais pas profité les années précédentes. Je retenais le fond AGF Foncier bénéficiant d'un très bon historique. Il réalisa -20,4% en 2007. C'était un mauvais choix, une erreur du débutant qui achète un fond au plus haut après des années de bonnes performances. Il s'agit d'un bon fond sur l'immobilier mais ce secteur ne connaîtra plus la même croissance sur les prochaines années.

Ne vous fixez pas un nombre de fonds mais diversifiez en fonction du risque accepté. Sur 2007, je m'étais fixé de choisir cinq fonds en tout. Pas plus car la performance des bons fonds est alors diluée par celles des fonds moins performants que j'aurais choisi pour faire nombre et réduire mon risque. Pas moins pour ne pas dépendre d'une seule catégorie d'actifs. L'étude des résultats des fonds américains, français et européens sur les dernières années m'a montré que la zone euro semblait disposer du meilleur potentiel. J'ai retenu le fond State Street Midcap Europe entre autres parce qu'il avait réalisé +10% de mieux que son indice de référence les trois années passées, avec des frais de gestion corrects. Ce fond a réalisé -3,5% sur 2007, soit une baisse plus importante que son indice. Il reste un bon fond sur la zone euro, parmi les toutes meilleures performances sur la durée dans sa catégorie. Prendre un fond simplement pour faire nombre quand on recherche la performance est une erreur.

Ces résultats sont globalement satisfaisants puisque l'objectif de réaliser +20% de gains était dépassé. Il est intéressant de savoir pourquoi il a été dépassé et d'analyser les erreurs commises. Mon patrimoine à la fin 2007 a en fait progressé de +36,8% par rapport à fin 2006, puisque j'investis régulièrement chaque mois. En plus des gains ci-dessus, j'ai ajouté de l'argent sur ces placements. Vous remarquerez en suivant les liens vers ces fonds qu'ils disposent tous au moins de 4 étoiles sur MorningStar. Il faut aussi noter que la répartition sur chaque fond n'est pas égale. Par exemple beaucoup moins d'argent était placé sur le fond immobilier que sur les autres. Cet exemple ne convient pas à tous les objectifs et je ne vous conseille pas de reproduire ces choix pour 2008. Quels sont les fonds qui ont bien marché pour vous en 2007 ? Pensez-vous avoir mieux compris comment choisir les marchés sur lesquels investir ?

A lire également :
- Bien choisir votre contrat d'assurance-vie
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Crédit photo : Thiru Murugan

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"Your money or your life" de Joe Dominguez et Vicki Robin

Ecrit le lundi 4 février 2008 par Jean-Jacques Hénin avec 3 commentaire(s) ajouté(s)

Disposez-vous d'assez d'argent ? Passez-vous assez de temps avec votre famille et vos amis ? Est-ce-que vous rentrez de votre travail rempli d'énergie ? Avez-vous le temps de participer aux choses qui vous paraissent vraiment utiles ? Si vous perdiez votre travail, le ressentiriez-vous comme une opportunité ? Etes-vous satisfait de la contribution que vous apportez au reste du monde ? Etes-vous en paix avec votre argent ? Votre travail est-il le reflet de vos valeurs ? Avez-vous assez d'argent de côté pour subvenir à 6 mois de dépenses ? Votre vie est-elle complète : est-ce-que toutes les pièces, votre travail, vos dépenses, vos relations, vos valeurs, sont en cohérence ? Ce sont les 10 questions avec lesquelles démarre le livre "Your money or your life". Si vous répondez non à certaines d'entre elles, ce livre vous apprendra-t-il vraiment à pouvoir y répondre oui bientôt ?

Acceptez votre passé financier. "Your money or your life" est un classique, publié dans les années 90. Il ne vous apprendra pas comment devenir riche rapidement. Il vous apprendra à atteindre votre indépendance financière, en redéfinissant votre relation avec l'argent, en comprenant, par exemple, que dépenser votre argent équivaut à dépenser votre énergie vitale. Votre temps est de l'argent, et réciproquement. Vous pensiez gagner votre vie, mais ne seriez-vous pas en train de gagnez votre mort, avec des dettes et des envies vous obligeant à travailler sous stress jusque votre retraite, si vous y arrivez ? Vous demandez-vous parfois où a bien pu passer votre paie du mois ? Les premiers chapitres de ce livre vous apporteront beaucoup de sujets de réflexion, à commencer par votre passé financier. Vous calculerez par exemple combien d'argent vous avez gagné en tout dans votre vie et combien il vous en reste aujourd'hui. C'est ce type de calcul qui avait été le déclencheur pour moi de mon intérêt pour les finances personnelles. Vous calculerez ensuite votre gain véritable pour chaque heure travaillée, en déduisant ce que vous coûte votre travail, en temps et frais de transport, déjeuners à l'extérieur, frais d'habillement, heures supplémentaires non payées, assurances, formations, ...

Utilisez votre énergie vitale pour gagner votre indépendance financière. De mon point de vue, ce livre est excellent pour vous dévoiler votre consommation excessive, vous montrer comment vous pourriez facilement faire avec moins et les vrais coûts pour vous de votre train de vie. Pour gagner votre indépendance financière, "Your money or your life" vous propose d'autres exercices. Par exemple d'enregistrer tous vos revenus et toutes vos dépenses, pour comprendre où passe votre argent et optimiser naturellement vos dépenses. De prendre conscience de combien de temps de votre vie vous avez dépensez pour chaque achat. Combien d'heures avez-vous travaillé pour vous offrir cet objet ou ce service ? Votre temps est votre bien le plus précieux. Vous pouvez perdre de l'argent puis en regagner. Votre temps, vous ne le récupérerez jamais. Vous déterminerez aussi quelle somme serait suffisante pour subvenir à vos besoins, sans céder à vos envies passagères. Par exemple, votre seconde voiture vaut-elle vraiment les 25 heures que vous travaillez chaque mois pour pouvoir en profiter ? Ne préféreriez-vous pas dépenser ces 25 heures de votre vie, chaque mois, dans quelquechose qui vous tient plus à coeur ?

Découvrez les outils efficaces. "Your money or your life" vous propose de mettre à jour mensuellement un graphe comparant vos revenus et vos dépenses. Le but est que l'écart entre vos lignes de dépenses et de revenus soit le plus grand possible. Vous y arriverez en minimisant vos dépenses et en maximisant la valeur de votre temps. En déterminant quelles sont les dépenses dont vous avez vraiment besoin pour être en cohérence avec vos valeurs. Investissez ensuite ce que vous ne dépensez pas, et quand la courbe des gains mensuels de vos placements dépassera celle de vos dépenses, vous pourrez faire ce que vous voudrez de votre vie. En suivant ces étapes de "Your money or your life", vous découvrirez concrètement à quelle date vous pouvez espérer atteindre ce point. Un vrai révélateur. Une fois ce point atteint, votre capital produit des intérêts pour effectuer vos dépenses. Vous disposez aussi d'un fond de précaution en cas de problème et tout ce que vous gagnerez en plus vous permettra de monter une entreprise, de donner aux oeuvres caritatives, ou de réinvestir pour réaliser d'autres rêves.

Ne prenez pas tout ce qui est écrit au pied de la lettre. Vous ne serez peut-être pas d'accord avec tout ce qui est écrit dans ce livre. Par exemple, la stratégie d'investissement proposée consiste à tout investir en bons du trésor américains sur le très long terme. C'est une stratégie à priori sans risque. Mais d'une part, le taux d'inflation pourrait devenir plus élevé, à un instant donné, que le taux de rémunération. Vous perdez alors du pouvoir d'achat. Un minimum de diversification serait préférable. D'autre part, ce placement rapporte peu puisqu'étant sans risque. Vous mettrez beaucoup de temps à atteindre le point où les revenus de vos investissements dépasseront le montant de vos dépenses. En prenant plus de risques, via un PEA, un contrat d'assurance-vie, un plan d'épargne entreprise, par exemple, vous gagneriez plus et atteindriez plus rapidement ce point. Vous lirez aussi dans "Your money or your life" quelques pages peu convaincantes tentant de prouver que l'inflation n'existe pas. Au fil des pages, vous pourriez également penser que l'objectif idéal est de vivre dans une petite ville pas chère et d'arrêter de travailler dès que possible pour devenir volontaire pour des oeuvres caritatives. Ce n'est sans doute pas la vie rêvée pour tout le monde. Même si ce que vous voulez faire de votre vie est différent, les 9 étapes proposées par ce livre vous aideront à atteindre votre but. Enfin, dernier risque de ce livre à lever : faire des économies ne doit pas devenir une fin en soi et vous ne devez devenir obsédés par chaque centime dépensé. Si vous passez votre temps à dépenser moins, vous ne passez pas votre temps à gagner plus d'argent, ni à faire ce que vous voulez de votre vie.

Même s'il contient peu de conseils financiers, "Your money or your life" pourrait être le livre qui vous fera progresser le plus financièrement. Vous vous poserez beaucoup de questions à sa lecture. Il ne vous apprend pas à gagner plus d'argent mais à échanger votre énergie vitale contre des choses en phase avec vos valeurs et vos objectifs. Il prend en compte votre qualité de vie autant que le montant de votre patrimoine. Il contient beaucoup d'exercices et d'exemples concrets. Les auteurs pratiquent ce qu'ils enseignent. Si vous nourrissez un sentiment de culpabilité vis-à-vis de l'argent, ce livre est aussi fait pour vous. Un livre à conserver, à relire régulièrement, soit pour appliquer directement le programme proposé, soit simplement pour réfléchir à vos rapports avec l'argent, découvrir de nouvelles façons de voir les choses et suivre vos évolutions sur le sujet. Avez-vous déjà lu ce livre ? Qu'en avez-vous pensé ?

Note : 8/10

A lire également :
- Le site web de "Your money or your life"
- "The millionaire next door" de Stanley et Danko
- "Réfléchissez et devenez riche" de Napoleon Hill
- "Getting Things Done" de David Allen

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