Si vous lisez pour la première fois ce blog, la visite guidée vous présentera rapidement toute sa richesse
Par Jean-Jacques Hénin le mercredi 29 août 2007 avec
Devez-vous acheter vos actions et obligations en direct ou au travers d'un fond commun de placement ou d'une SICAV ? Comment savoir ce qui serait le mieux pour vous ? Quels sont les avantages et inconvénients de chaque formule ? Pour aujourd'hui, regardons quelles sont les raisons d'acheter via un fond commun de placement ou une SICAV :
1. Pas de coût à l'achat ou à la vente d'un fond. De nos jours vous pouvez facilement trouver des fonds sans droit d'entrée ni de sortie. Quand vous achetez en direct des actions ou des obligations, vous devez passer par votre banque ou votre courtier qui vous prendront des frais lors de l'achat et lors de la vente.
2. Diversification instantanée car le fond possède un grand nombre d'obligations ou d'actions. Chaque fond est constitué d'un nombre important d'actions et/ou d'obligations différentes. Pour obtenir une telle diversification, et donc une baisse de vos risques, en achetant directement vos actions et obligations, vous devrez investir plus de temps et d'argent.
3. Les dividendes peuvent être réinvestis automatiquement. Dans le cadre d'un fond, les dividendes que rapportent vos actions et les coupons que rapportent vos obligations peuvent être réinvestis automatiquement dans le fond. Si vous achetez directement vos actions et vos obligations, vous devrez vous-même passer du temps pour réinvestir ces sommes.
4. La majorité des fonds ont des minima d'investissement plus faibles. Dans le cadre de certains contrats d'assurance-vie, par exemple, vous pouvez investir 50 euros par mois seulement sur plusieurs fonds. Certaines des actions ou obligations détenues par ces fonds ont un cours au-dessus des 50 euros. Si vous vouliez acheter directement ces actions ou ces obligations, vous devriez attendre plusieurs mois pour réunir la somme nécessaire à l'achat d'une seule de ces actions ou obligations.
5. Recherche et gestion professionnelle. Un fond vous assure qu'un professionnel se charge de la recherche des meilleures actions et obligations pour aboutir à l'objectif fixé par le fond. Un fond vous assure aussi qu'un professionnel suit la gestion du fond. Si vous achetez en direct vos actions et obligations, c'est vous qui effectuez vos choix à partir des quelques informations dont vous disposez. Puis c'est encore vous qui devez passer du temps à suivre chaque action et obligation pour décider quand vendre ou acheter plus.
Acheter au travers d'un fond vos actions et vos obligations vous procure des avantages intéressants et significatifs. De votre côté, préférez-vous acheter en direct vos actions et obligations, ou au travers d'un fond ?
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Par Jean-Jacques Hénin le jeudi 23 août 2007 avec
Savez-vous ce qu'est une obligation ? Savez-vous pourquoi vous devriez en détenir dans votre portefeuille financier ? Savez-vous comment les choisir ? Savez-vous quel pourcentage les obligations devraient représenter dans votre portefeuille ? Savez-vous comment acheter des obligations ? Les obligations sont moins médiatiques que les actions, parce qu'une grosse partie des obligations sont des obligations d'Etat. Mais il s'agit d'un marché aussi important en terme de volume. Les actions et les obligations sont les deux produits de base sur le marché boursier. Il est important que vous sachiez répondre à toutes ces questions.
Qu'est-ce-qu'une obligation ? Une obligation est une reconnaissance de dette. Vous prêtez de l'argent à l'Etat ou à une entreprise du secteur public ou privé. En contrepartie du prêt d'argent, le porteur de l'obligation est rémunéré régulièrement sous la forme de coupons, équivalent des dividendes pour les actions. Vous récupérez votre mise initiale à l'échéance de l'obligation. Une obligation peut être achetée à son émission mais aussi "d'occasion" tant que son terme n'est pas échu. Plus le terme de l'obligation est éloigné, plus le risque est élevé. En cas de faillite de la société émettrice, vous n'êtes pas un copropriétaire solidaire, comme pour une action, mais un créancier qui peut récupérer les sommes avancées.
Pourquoi détenir des obligations ? Les obligations et les fonds obligataires ont une très faible corrélation avec les marchés actions. Ils ne bougent pas toujours dans la même direction au même moment. Les obligations représentent donc une force stabilisatrice dans votre portefeuille. Prenez le cas de la bulle internet au début des années 2000, quand les marchés actions enregistraient, en moyenne, des pertes significatives, les obligations offraient des taux très intéressants. Si vous déteniez plus d'obligations que d'actions, il est possible que vous n'ayez enregitré aucune perte sur les marchés boursiers lors de l'éclatement de la bulle internet.
Quel pourcentage d'obligations détenir ? Le sujet de l'allocation d'actifs est primordial et délicat. Une bonne pratique est de posséder un pourcentage d'obligations équivalent à votre âge. Si vous avez 30 ans, vous devriez avoir 30% de votre portefeuille en obligations et 70% en actions. A partir de ce chiffre, augmentez votre part d'obligations si vous êtes plutôt conservateur et diminuez la si vous souhaitez être plus agressif et obtenir plus de performances.
Comment acheter des obligations ? Vous pouvez acheter des obligations directement auprès de votre banque ou d'une caisse d'épargne. Vous pouvez aussi passer par un agent de change. Une autre possibilité est d'acheter un fond obligataire, c'est-à-dire un fond composé d'un ensemble d'obligations différentes. Si vous regardez le détail d'un fond, vous constaterez que souvent il contient une part d'obligations. Un fond en euros, par exemple, contient au minimum 80% d'obligations, ce qui sécurise le rendement.
Une majorité des produits financiers vous assurant de récupérer votre capital initial sont basés sur les obligations. Quand vous calculez si vous détenez la proportion qui vous convient d'obligations, pensez à vérifier si certains de vos produits financiers ne comportent pas une partie d'obligations (fonds en euros et fonds en unité de compte sur un contrat d'assurance-vie par exemple). Détenez-vous une part d'obligations équivalente à votre âge ? Quels seraient vos conseils concernant les obligations ?
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Par Jean-Jacques Hénin le vendredi 17 août 2007 avec
Je vous avais sollicité il y a une quinzaine de jours pour savoir comment nous pourrions rendre ce blog encore plus utile pour vous. Cet article, dont vous trouverez le lien plus bas, est certainement celui ayant obtenu le plus de commentaires à ce jour. Je tenais d'abord à vous remercier pour toutes vos suggestions. J'ai été agréablement surpris par la diversité et la qualité de vos propositions. Maintenant vous voulez sûrement savoir ce qui va changer concrétement dans les semaines à venir.
Fréquence et longueur des articles. C'est un point qui parait faire l'unanimité. La fréquence habituelle, hors période estivale, de cinq articles par semaine est celle qui vous convient. Les articles ne doivent être ni trop longs, il vaut mieux une série d'articles, ni trop courts, pour ne pas aborder un sujet de manière trop superficielle. La qualité doit être privilégiée à la quantité.
Types d'articles que vous préférez. Les critiques de livres, les vidéos d'experts, les liens vers des comparatifs de produits seront plus nombreux dans les semaines à venir. J'ai bien noté aussi une demande d'études de cas concrets, de retour d'expérience et de tutoriaux, en particulier concernant l'allocation d'actifs. La limite de cet exercice est que je ne peux et ne veux pas vous donner de conseils d'achats : vos choix dépendent de vos objectifs personnels, de votre tolérance aux risques, des produits que vous possédez déjà, entre autres. Un choix vraiment pertinent dans mon cas peut être totalement inadapté pour vous. Je vais intégrer plus d'exemples précis, plus de réponses aux questions de lecteurs, et je vous demanderai deux choses en échange. D'abord de poser beaucoup de questions, pour avoir de nombreux exemples à publier. Ensuite de prendre ces exemples pour ce qu'ils sont, et donc que vous ne les appliquiez jamais au pied de la lettre car chaque cas personnel est différent.
Favorisez la communauté. Comme le souligne le sous-titre du blog, l'idéal est que nous partagions et donc de favoriser la communication entre les utilisateurs de ce blog. L'idée de publier des articles d'invités et de lecteurs fidèles me parait intéressante et applicable rapidement. Si vous souhaitez publier un article sur un sujet qui vous plait, et entrant dans la cadre de ce blog, n'hésitez pas à me contacter. Vous obtiendrez en échange, au minimum, un peu de publicité, pour votre site web ou votre blog, par exemple. L'idée de se fixer un objectif commun par semaine me semble très intéressante aussi. J'avais pensé à un projet de générer en commun 100 000 euros sur un an. Les lecteurs qui le souhaitent indiquent chaque mois ou chaque trimestre la somme qu'ils ont généré en appliquant les conseils lus sur le blog et nous additionnons le tout. C'est aussi simple que cela et c'est la somme que nous avons générée en échangeant nos connaissances. Participer à un projet commun est plus motivant que d'etre seul. Il est possible de commencer avec des projets d'une semaine, comme de générer 100 euros supplémentaires, de calculer votre patrimoine ou de finaliser votre budget.
Vous allez voir apparaitre ces changements dans les quelques semaines à venir. Le thème de la rémunération du blog fera l'objet d'un article à part. Beaucoup d'autres propositions ont été faîtes dont la plupart demandent plus de temps de mise en oeuvre. Par exemple la mise en place d'un système de vote sur les articles, pour obtenir un classement des billets les plus populaires. Ou la mise en place de tags pour classer les articles, qui demandera du temps à cause de la solution technique actuelle (ancienne version de Blogger). Ces propositions ont été notées dans la liste des choses à faire sur le blog. Vu le succès de l'exercice, je pense solliciter votre avis de la sorte tous les 6 mois. Mais n'hésitez pas à faire d'autres propositions entre temps.
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Bienvenue aux lecteurs du réseau French2.0
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Par Jean-Jacques Hénin le mercredi 15 août 2007 avec
Aimeriez-vous savoir vous construire le réseau de personnes qui vous aidera à concrétiser tous vos projets ? Pour réussir, financièrement ou dans un autre domaine, il faut savoir bien s'entourer. Cette compétence ne vous est pas enseignée à l'école. Vous savez que distribuer votre carte de visite à toutes les personnes que vous rencontrez produira peu de résultats. Keith Ferrazzi dans son livre "
Never Eat Alone" dévoilent les connaissances et les stratégies qui lui ont permis de créer de solides relations. Partant d'un milieu très modeste, il a obtenu un MBA à Harvard, a été nommé directeur marketing chez Deloitte Consulting puis aux Hôtels Starwood, a été sélectionné comme "Global Leader for Tomorrow" au forum économique mondial de Davos. Entre autres. Pour autant, son livre est-il à posséder dans votre bibliothèque ?
Créer votre réseau : un état d'esprit. Keith Ferrazzi consacre le début de son livre à expliquer ce qu'il a observé chez les personnes qui réussissent. Quand vous aidez les autres, la plupart du temps, ils vous aident en retour. Observez les amis qui s'entraident, les familles dans lesquelles on prend soin les uns des autres, permettant à chacun de réaliser ses projets. Le succès dans n'importe quel domaine vient en travaillant avec les autres, et non pas contre les autres. Il ne s'agit donc pas d'amasser un maximum de cartes de visites ni de tenir les comptes de qui vous doit quoi en retour d'un service que vous avez rendu. Il s'agit de trouver les moyens pour que les autres aient plus de succès. Il s'agit de partager vos ressources, vos connaissances, votre temps, votre énergie, vos amis, vos collègues, votre empathie, votre compassion pour apporter de la valeur aux autres, et donc augmenter la vôtre en même temps.
Créer votre réseau : des outils concrets. Dans son livre "
Never Eat Alone", Keith Ferrazzi ne se contente pas d'expliquer la théorie, il fournit aussi beaucoup de méthodes très concrètes, appuyées par des exemples personnels. Que vous soyez une personne introvertie ou extravertie, vous apprendrez des techniques que vous pourrez facilement utiliser. Il explique par exemple comment appeler quelqu'un que vous ne connaissez pas du tout et souhaiteriez rencontrer. Ou pourquoi chaque déjeuner est une formidable occasion pour revoir les différentes personnes que vous connaissez et faire de nouvelles connaissances. Ou comment préparer les conférences auxquelles vous participez pour rencontrer les personnes que vous souhaitez. Ou comment partager vos listes d'invités avec vos amis permet de faire de nouvelles connaissances. Ce livre contient véritablement une foule d'idées.
Personnellement je n'aime pas les gens intéressés qui cherchent à se constituer un carnet d'adresses soit pour se sentir plus importants, soit pour demander des services à de quasi inconnus. Par contre la façon dont Keith Ferrazzi voit les choses me plait bien. Vous avez besoin des autres et si vous savez leur apporter de la valeur, ils sauront aussi vous aider. Il s'agit d'entraide et de prendre soin des autres. Avec toutes les méthodes et exemples contenus dans ce livre, chaucun peut trouver de quoi concrètement créer de nouvelles relations et améliorer celles existantes dès aujourd'hui. Il s'agit d'un livre dont je vous recommande l'achat. Il n'existe qu'en anglais pour le moment, à ma connaissance. Merci de donner votre sentiment sur ce livre au travers d'un commentaire si vous l'avez déjà lu ou comptez l'acheter suite à cet article.
Note : 8/10Quelques autres livres dont je recommande l'achat :
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"The millionaire next door" de Stanley et Danko-
"Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu'ils entreprennent" de Stephen Covey-
Comment j'ai passé mon MBA pour 600 euros
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Par Jean-Jacques Hénin le dimanche 12 août 2007 avec
Si vous tenez à faire gérer votre patrimoine par un gestionnaire privé, lequel vaut-il mieux choisir ? Une grande banque connue, ayant pignon sur rue, comme
Indosuez du Crédit Agricole, ou un gestionnaire indépendant, comme
Haussmann ou
Rotschild, par exemple ? Il s'agit d'une question posée par une lectrice. De mon point de vue, le gestionnaire indépendant serait à privilégier pour les raisons suivantes :
Vous achetez une expérience. Pourquoi confier la gestion de votre patrimoine à quelqu'un d'autre ? Parce que vous estimez que vous n'avez pas les compétences requises ni le temps nécessaire. Or de la gestion de patrimoine est de la gestion sur du long terme. Vous devez donc trouver un gestionnaire ayant le plus d'expérience et de résultats. Quand des indépendants comme Rotschild existent depuis plus de 50 ans dans le domaine de la gestion privée, les grandes banques y viennent depuis peu. Si vous prenez le cas de
La compagnie 1818, elle n'a pas été créée en 1818, comme le laisse supposer son nom. Il s'agit d'une filiale, depuis 2006, de Natixis, elle-même regroupement d'activités entre les Caisses d'Epargne et les Banques Populaires.
Vous achetez un accès aux meilleurs produits. La plupart des grandes banques mettent en avant leur architecture ouverte, c'est-à-dire le fait de vous proposer les meilleurs produits du marché, même si ce ne sont pas ceux de leur groupe. Dans les faits, il est quand même bien tentant de gagner plus d'argent avec ses propres produits, plutôt qu'une bonne partie des frais partent à la concurrence. Un vrai gestionnaire indépendant devrait réussir à sélectionner les meilleurs produits du marché, d'après son expérience, sans pression de son groupe pour mettre en avant tel ou tel produit.
Vous achetez de la diversification. Vous voulez de la diversification dans le patrimoine que vous confiez, afin que le gestionnaire ne prennent pas de risques inconsidérés. Vous voulez sûrement aussi ne pas avoir la même banque, ou le même groupe, qui gère votre compte courant et tous vos investissements. D'une part car si ce groupe connait des difficultés, il ne faudrait pas que vous en subissiez trop les conséquences, d'autre part car il peut être avantageux que votre banquier n'ait pas sous les yeux tout votre patrimoine. Au minimum pour faire jouer la concurrence.
Mon avis personnel est qu'il ne faut pas déléguer la gestion de votre patrimoine, entre autres parce qu'il vous faudra toujours vous y connaître un minimum, et que ce minimum suffira pour le faire vous même et donc réduire vos frais. Je connais donc très peu les banques privées. A priori, si je devais en choisir une, je prendrais un gestionnaire indépendant. Feriez-vous le même choix ? Avez-vous pratiqué les banques privées ? Si oui, quel est votre retour d'expérience ?
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Par Jean-Jacques Hénin le mercredi 8 août 2007 avec
Connaissez-vous votre tolérance aux risques ? La décision la plus importante que vous ayez à prendre en terme d'investissements est celle de votre allocation d'actifs. Quel pourcentage de votre patrimoine allez-vous placer sur tel ou tel type de produit financier ? C'est elle qui aura le plus d'impacts sur les performances obtenues. Et la première chose à faire pour choisir votre allocation d'actifs est de connaître votre tolérance aux risques. J'ai eu l'occasion dans d'autres articles de définir la tolérance aux risques et de vous parler des différents facteurs à prendre en considération pour calculer votre tolérance aux risques. Le test du sommeil, arrivez-vous à dormir sur vos deux oreilles avec les investissements que vous avez réalisés, est un bon moyen pour savoir si vous dépassez ou non votre tolérance aux risques. Si cela vous semble trop abstrait, voici une autre méthode pour calculer votre tolérance aux risques.
Quelle est votre plus grosse crainte ? La majorité des investisseurs ont plus de peur lors d'une perte qu'ils n'éprouvent de joie lors d'un gain. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, en France, 80% des investissements en assurance-vie sont réalisés sur les fonds en euros : par peur d'une perte sur les marchés en actions. Votre plus grosse crainte, ce qu'il peut vous arriver de pire, en tant qu'investisseur, est l'explosion d'une bulle spéculative. Une baisse significative des marchés boursiers sur une longue période. La bulle internet au début des années 2000 est un bon exemple.
Que vous arrive-t-il si le pire se produit ? Le meilleur moyen de connaître votre tolérance aux risques est d'avoir subi une crise boursière. Vous savez alors à quel moment vous craquez et décidez de tout vendre, peu importe les pertes subies. Sinon vous ne savez pas comment vous réagirez. Imaginez alors que l'argent que vous avez économisé pendant des années diminue, se volatilise, pendant des jours, des mois, des années. Vous ne savez pas si la Bourse va continuer de baisser. Les experts à la télévision et dans les magazines annoncent que le pire reste à venir, que les indicateurs ne sont toujours pas bons. Vos amis ont vendu tout ce qu'ils détenaient en Bourse et vous conseille de faire la même chose. Votre famille vous montre qu'elle n'a plus vraiment confiance dans vos placements et aimerait que vous vendiez. Voilà la pire qui puisse vous arriver. Que feriez-vous dans cette situation ? Est-ce-que vous finiriez par vendre à un moment ?
Vos émotions sont votre pire ennemi. Si votre allocation d'actifs est correcte, vous ne devez pas vendre, car vous savez qu'après une crise boursière le marché remonte encore plus haut. Si vous vendez de sang froid, sans laisser vos émotions prendre le dessus, cela signifie que votre allocation d'actif était mauvaise. Vous tenir à votre allocation d'actifs vous fournit la discipline pour résister à l'envie de vendre vos actifs en baisse pour en acheter d'autres plus à la mode à cet instant. Si vous êtes convaincus que votre allocation d'actif est la bonne et que vous ne vendrez pas quoiqu'il arrive, alors votre portefeuille est cohérent avec votre tolérance aux risques.
Envisagez le pire des scénarios et découvrez si vous aurez suffisamment confiance dans votre allocation d'actifs pour tenir vos positions quoiqu'il arrive. Si ce n'est pas le cas, c'est que vous prenez trop de risques par rapport à ce que vous pouvez tolérer. Avez-vous déjà connu une crise boursière ? Qu'avez-vous appris sur votre tolérance aux risques ?
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Par Jean-Jacques Hénin le dimanche 5 août 2007 avec
Si vous pensez que vous pouvez placer 10 000 euros sous votre matelas pendant 10 ans en vous disant qu'au moins là vous ne risquez aucune perte, vous aurez une très mauvaise surprise. L'inflation vous enlève au fil des années, sans que vous ne vous en rendiez compte, une partie de votre pouvoir d'achat. Ce que vous pouviez achetez il y a 10 ans avec 10 000 euros, vous êtes loin de pouvoir l'acheter aujourd'hui avec la même somme. Comment donc tenir compte de ce voleur masqué dans vos placements ?
Comprenez l'inflation à travers quelques exemples concrets. Imaginons que vous démarrez dans la vie active et que vous souhaitez préparer votre retraite dans 40 ans. Sachez que pour acheter ce que vous pouvez vous payer avec 1 000 euros aujourd'hui, il vous faudra 4 801 euros dans 40 ans si vous tenez compte d'une inflation moyenne de 3% par an. Autre exemple : un fond en euros rapporte actuellement entre 4 et 5% par an. Au début des années 90, il rapportait plutôt entre 7 et 8%. Grosse baisse de rentabilité pensez-vous ! Pas vraiment, car si l'inflation annuelle est aujourd'hui de 2%, elle était à l'époque proche de 4%. Donc la rentabilité nette est à peu près équivalente. Vous comprenez aussi pourquoi j'écris qu'un livret A ne vous rapporte rien : il vous permet juste de vous prémunir contre l'inflation. C'est déjà pas mal, tous les produits financiers n'obtiennent pas cette performance.
Tenez compte de l'inflation dans vos investissements. Vous comprenez mieux pourquoi vous devez investir, non seulement pour conserver l'argent que vous mettez de côté, mais aussi pour conserver voire augmenter votre pouvoir d'achat. Dans votre stratégie d'investissement, vous devez ajouter l'inflation prévisible au montant que vous souhaitez obtenir à terme. La Banque Centrale Européenne, créée en 1998, a fixé un objectif de 2% d'inflation par an, qui est respecté en moyenne depuis. Si vous regardez les chiffres de l'inflation sur 20 ou 30 ans, les taux actuels sont exceptionnels. Il vaut mieux sans doute au moins tabler sur le double, à mon avis, dans vos calculs. Si les 2% sont maintenus dans les décennies à venir, vous aurez une bonne surprise.
Dès que vous mettez de l'argent de côté, vous devez tenir compte de l'inflation. Savoir quel taux d'inflation utiliser dans vos calculs relève un peu de la boule de crystal, il faut prendre un chiffre qui vous parait plausible. Lorsque chaque année vous revoyez vos objectifs financiers, l'inflation observée peut être un facteur à prendre en considération pour vos mises-à-jour. Comment faîtes-vous de votre côté pour contrer les effets de l'inflation ?
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Par Jean-Jacques Hénin le mercredi 1 août 2007 avec
Mon expérience est que c'est souvent ce qui est le plus simple qui marche le mieux. Ce qui est simple n'est souvent que du bon sens. Quel est le plus simple des conseils financiers ? Celui que vous pourriez même transmettre à vos enfants ou à vos petits-enfants ? Quand on me demande LE conseil financier à retenir, voici probablement celui que je cite le plus souvent :
Pour chaque euro que vous gagnez, essayez d'investir au minimum 20 centimes. Chaque euro qui arrive dans votre vie, vous avez le choix soit de le dépenser aujourd'hui soit de l'investir pour obtenir plus d'euros demain. Bien gérer votre argent consistera à trouver le bon équilibre pour vous entre les deux. Certains arrivent à épargner 50% de leurs revenus, quand d'autres ne mettent rien de côté. Les personnes les plus riches ne sont pas celles qui ont le plus de chances dans leurs investissements mais celles qui épargnent et investissent le plus. Plus vous épargner, plus tôt vous obtiendrez vos objectifs financiers.
Une méthode pour augmenter votre épargne. Comment faire pour vous payer d'abord et passer par exemple de 10% de vos revenus que vous investissez à 20% ? Cet objectif peut être difficile à réaliser du jour au lendemain, car vous devrez modifier vos habitudes de consommation. Pourquoi ne pas essayer chaque mois dans votre budget de dépenser 1% de moins ? C'est 1% de plus que vous gardez pour vous. Chaque mois vous devrez trouvez de nouvelles idées pour dépenser uniquement 1% de moins que le mois précédent. Au bout de 10 mois, vous investirez 20% de vos revenus au lieu de 10% auparavant.
De votre côté, quel est le plus simple des conseils financiers que vous recommanderiez ?
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