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Dénichez les fonds indiciels de votre assurance-vie

Par Jean-Jacques Hénin le vendredi 30 novembre 2007 avec 14 commentaire(s)

Où se cachent donc les fonds indiciels de votre contrat d'assurance-vie ? Comme détaillé dans de précédents articles, les fonds indiciels sont les meilleurs supports pour investir régulièrement et reproduire fidèlement les performances d'un marché boursier à moindre frais. La meilleure façon d'obtenir les +10% par an sur le long terme des bourses des pays industrialisés, par exemple. Sur la plupart des contrats d'assurance-vie multi-supports, ils sont difficiles à trouver quand ils sont présents. Suite à de nombreux commentaires sur le blog qui en attestaient, j'avais noté d'écrire un article sur le sujet. Frédéric, lecteur du blog que je remercie, m'a envoyé un mail me demandant comment trouver les fonds indiciels sur son contrat Boursorama Vie. Une bonne occasion pour vous donner un exemple concret, à appliquer sur votre propre contrat d'assurance-vie.

bourse banque assurance-vie pea fond investissementPartez à la chasse au trésor. Si vous allez sur le site de Boursorama pour en savoir plus sur leur contrat Boursorama Vie, ils annoncent fièrement vous donner accès à 150 fonds dont 6 trackers. Mais quand vous cliquez sur le lien proposé pour en savoir plus et que vous téléchargez la liste des fonds accesibles, vous n'avez pas de section "fonds indiciels" ou "trackers". Comment les dénicher dans cette longue liste ? C'est la même chose pour la grande majorité des contrats d'assurance-vie. Par exemple sur un des contrats auquel j'ai souscrit et qui comporte plus de 300 fonds. Pourquoi ? Si vous placez votre argent sur un fond indiciel, vous effectuerez peu d'arbitrages et vous aurez peu de frais. Cela n'est pas très rentable pour les différents intermédiaires de votre contrat. Ils ont tout intérêt à ce que vous ne trouviez pas trop facilement ces fonds. En sachant comment les chercher, vous tomberez facilement sur quelques pépites.

Recherchez par les frais de gestion. Parcourez la liste des fonds en actions accessibles sur votre contrat d'assurance-vie et ne regardez que la colonne des frais de gestion. C'est une des caractéristiques principales des fonds indiciels. Quand vous voyez un fond avec moins de 0,5% de frais de gestion, alors que les autres fonds oscillent entre 1,50% et 3% de frais, lisez sa description. Dans notre exemple, si vous parcourez la liste des supports accessibles par Boursorama Vie, le premier fond sur lequel vous vous arrêtez est "Lyxor ETF CAC 40" dont la description est "Tracker répliquant parfaitement l'indice CAC40". Bingo vous avez trouvé votre premier fond indiciel avec seulement 0,25% de frais de gestion ! En parcourant la suite de la liste, vous trouvez ensuite "Lyxor ETF MSCI EMU Growth", "Lyxor MSCI EMU Value", "Lyxor ETF Nasdaq-100" et "Lyxor ETF MSCI World" par exemple. Vous avez déjà le choix entre 4 ou 5 marchés différents. Vous remarquerez que ces fonds ne possèdent pas de notation MorningStar, ils ne peuvent être notés car ils reproduisent un indice. Dans le cas de Boursorama Vie, leurs performances passées ne sont pas indiquées, ce qui permet aussi de les repérer facilement.

Recherchez par les descriptions. Certains fonds indiciels sont facile à repérer dans leur libellé car ils comportent le terme ETF (Exchange Traded Fund), popularisé sur le marché américain. Mais ce n'est pas le cas de la majorité des fonds indiciels. Plus difficile que la recherche par frais de gestion, vous pouvez aussi détecter les fonds indiciels par leur description. Si vous en avez plusieurs centaines à lire, cela vous prendra un peu de temps, mais vous êtes ensuite tranquille pendant des années. En parcourant dans notre exemple la liste des fonds du contrat Boursorama Vie, vous trouvez ainsi "Axa Indice France C" dont le descriptif est "Axa Indice France a pour objectif de répliquer la performance de l'indice CAC40, dividendes réinvestis sur un horizon de 5 ans, en investissant dans les plus grandes capitalisations françaises". Ses frais de gestion sont de seulement 1,20%, ce qui est faible pour un fond, mais près de 1% de plus que "Lyxor ETF CAC40". Méfiez-vous des fonds indiciels dont les frais sont trop élevés. Un des gros avantages d'un fond indiciel est justement d'avoir le moins de frais possibles pour que quasiment toute la performance du fond vous soit reversée.

Je vous laisse en guise d'exercice chercher les autres fonds indiciels disponibles sur Boursorama Vie. Vous apprendrez ainsi comment le faire vous-même sur votre propre contrat. Il reste au moins un vrai fond indiciel à découvrir ainsi que quelques "faux amis", c'est-à-dire des fonds indiciels dont les frais sont plutôt élevés. Cela ne signifie pas qu'il ne faut pas y souscrire. Leurs frais de gestion sont beaucoup plus élevés que ceux de "purs" fonds indiciels mais tout de même moins élevés que ceux de la majorité des fonds.

Trouverez-vous les autres fonds indiciels de Boursorama Vie ? Savez-vous désormais distinguer facilement un vrai fond indiciel ? Avez-vous trouvé sans soucis les fonds indiciels de votre contrat d'assurance-vie ? Comment procédez-vous ?

A lire également :
-> Comment bien choisir vos fonds
-> Pourquoi les fonds indiciels vous rapportent autant ?
-> Bien choisir votre contrat d'assurance-vie (série)

Crédit photo : jurvetson
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FIP et FCPI : réduisez vos impôts facilement

Par Jean-Jacques Hénin le mardi 27 novembre 2007 avec 2 commentaire(s)

Comment réduire le montant de vos impôts ? En cette fin d'année, vous recevez peut-être comme moi de nombreux appels pour vous aider à payer moins d'impôts. Il est trop tard pour de nombreux produits défiscalisants afin de réduire vos impôts de l'année prochaine. Les FCPI (Fond Commun de Placement dans l'Innovation) et les FIP (Fond d'Investissement de Proximité) offrent l'avantage d'être des produits simples, accessibles à tous et souscriptibles jusque la fin de l'année. Devez-vous pour autant mettre votre argent dans ces produits ? Vous permettent-ils vraiment au final de dépenser moins, voire de gagner de l'argent ?

FCP FCPI impot banque bourse placementRêvez de vos réductions. Rentrons tout de suite dans le vif du sujet, ces deux produits vous permettent deux types de réductions d'impôts. D'une part vous pourrez réduire vos impôts de l'année prochaine de 25% des versements effectués sur ces produits. Si vous êtes célibataire, votre plafond de réduction sera de 3000 euros par produit. Vous pouvez donc réduire vos impôts de 6000 euros maximum si vous placez 12000 euros sur un FCPI et 12 000 euros sur un FIP. Pour un couple, le plafond est de 6000 euros par produit. Second type de réductions d'impôts : les plus-values réalisées par ces produits sont totalement exonérées d'impôts. Vous n'aurez que les prélèvements sociaux, soit 11%, à payer sur vos gains. Voilà qui semble très intéressant, n'est-ce-pas ?

Calculez vos risques. Malheureusement vous ne rêvez pas, le fisc ne vous fait pas de cadeau ! Si vous obtenez tant de réductions d'impôts, c'est pour compenser le risque élevé de ces produits, car vous placez votre argent dans des PME. Au final vous risquez des pertes bien supérieures au gain réalisé en payant moins d'impôts. Les FIP sont un peu moins risqués que les FCPI, obligés d'investir dans des sociétés innovantes, et les rendements à priori moins intéressants. Vous devez garder ces produits au moins 5 ans pour bénéficier de leurs avantages fiscaux, mais de toutes façons vous pouvez rarement sortir avant le terme du produit, qui est souvent de 8 ou 10 ans. La performance réelle ne se mesure qu'à cette échéance. La seule solution est de bien choisir vos produits, de ne pas chercher seulement la réduction d'impôts.

Posez vos conditions. Vous ne devez pas acheter ces produits uniquement dans le but de réduire vos impôts. Vous pourriez vous en mordre les doigts. D'abord, ces produits ne doivent jamais représenter plus de 5 à 10% de votre portefeuille. Vous devez les voir comme une diversification de votre portefeuille vers des actions non côtées. Vous devenez un business-angel, sans dépenser des millions. Vous pouvez souscrire au FIP et au FCPI par tranches de 1000 euros. Cela signifie que votre portefeuille doit contenir au moins 10000 euros avant de songer à le diversifier avec ces produits. Si vous êtes un couple et souhaitez réduire vos impôts de 12000 euros, cela signifie que le montant de votre portefeuille atteint au minimum 480 000 euros. Deuxièmement, le risque étant important, le mieux serait de souscrire aux deux produits, par exemple, afin de vous diversifier dans cette classe d'actifs. Si vous avez 2000 euros à placer, mettez 1000 euros sur un FCPI et 1000 euros sur un FIP. La réduction d'impôts reste la même, mais vous avez diminué vos risques de perte.

Un coup de pouce pour que vous démarriez. Si vous pensez, après avoir lu ces quelques lignes que ces produits sont faits pour vous, ou si tout simplement vous êtes curieux de connaître la rentabilité des meilleurs produits de la catégorie, je peux vous donner un petit coup de pouce. Il ne s'agit pas d'une recommandation de ma part, simplement d'une petite étude réalisée de mon côté quand je me suis intéressé à ces produits. Parmi les sociétés dont les FCPI et/ou FIP obtiennent des performances parmi les plus intéressantes sur la durée, figurent Alto Invest, A Plus Finance et OTC Asset Management. De quoi bien démarrer vos recherches si besoin.

Dans quels produits investissez-vous pour réduire vos impôts ? Avez-vous déjà souscrit à un FCPI ou à un FIP ? Que conseilleriez-vous dans cette optique ?

A lire également :
-> Impôts : ensualisation ou paiement par tiers, quel est le vainqueur ?
-> Taxation de l'assurance-vie : comment vous y retrouver simplement
-> Appels non sollicités pour investir : comment réagir ?

Crédit photo : blmurch
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Devez-vous vendre à la baisse ou investir régulièrement ?

Par Jean-Jacques Hénin le dimanche 25 novembre 2007 avec 3 commentaire(s)

Quelle stratégie vous fera gagner le plus ? Devez-vous investir sans relâche pour gagner les sommets ? Ou faire le grand saut et tout vendre quand les marchés baissent de trop ? J'ai reçu par mail une question très intéressante de Touf2k, un lecteur du blog postant régulièrement des commentaires. Dans l'article "Comment gagner en bourse", j'ai écrit que vous devez définir le seuil de perte au delà duquel vous vendez. Basiquement pour ne jamais avoir de grosses pertes. Dans d'autres articles comme "Retournement des marchés: quelle attitude adopter ?", j'ai écrit que vous ne devez pas vous soucier des hausses et des baisses des marchés. Investissez régulièrement, quand le marché monte vous gagnez de l'argent, quand il baisse vous achetez moins cher. Cela peut sembler contradictoire. En réalité, ces deux conseils sont complémentaires sur la durée.

bourse placements PEA banque investissementSur le court terme. Votre stratégie doit être sur le long terme. Vous ne savez pas, personne ne sait, prédire comment les marchés vont réagir sur le court terme. Par contre vous savez que sur le long terme, les marchés boursiers des pays industrialisés réalisent en moyenne +10% par an. Donc ne vous souciez pas des hausses et des baisses parfois spectaculaires qui se produisent rapidement et fréquemment. Les marchés sont volatiles. Investissez régulièrement que les marchés montent ou baissent. Dans les deux cas vous êtes gagnants. Prenons l'exemple du fond Baring Hong Kong China Fund, déjà utilisé dans d'autres exemples. Cela vous donnera au final un exemple d'analyse assez complète d'un fond. Si vous regardez le tableau de ses rendements trimestriels, vous remarquerez qu'il n'y a quasiment pas une année où ce fond n'enregistre pas des pertes sur au moins un trimestre. Pourtant sa performance annualisée sur 5 ans est de +35% ! Vous auriez eu tort de vous en débarrasser parce qu'un trimestre il a réalisé -10%.

Sur le long terme. C'est à cette échéance que repose votre stratégie. Si sur une longue période, vous constatez que votre investissement perd de l'argent, au niveau du seuil de perte que vous vous êtes fixé, vous devez vendre pour ne pas subir de grosse perte sur la durée. Cela peut-être un marché dans lequel vous avez cru, qui a bien fonctionné. Tous les indicateurs montrent que ce marché est durablement en récession, vous investissez sur un autre marché plus prometteur sur le long terme. Un bon exemple peut être le marché japonais, qui rapportait des gains importants il y a quelques années. C'est valable pour tout type de marchés, pas seulement sur un critère géograhique. La période sur laquelle vous regardez si la baisse est durable ou non dépend de vos objectifs et de votre tolérance aux risques. Elle peut aller de quelques mois à quelques années. Lorsque vous décidez d'investir sur un autre marché, vous continuez à investir régulièrement, ce qui est différent de vendre, pris de panique parce que les marchés baissent, et de ne pas réinvestir.

banque bourse assurance placements
Plus vous aurez des objectifs élevés en terme de rendement, plus vous devrez prendre des risques et plus vos placements seront volatiles. Les rendements de vos investissements varieront fortement, parfois de fortes baisses, parfois de fortes hausses. Vous devez suivre ou détecter les grandes tendances sur les marchés sur lequels vous avez investi. Vous saurez alors à quel moment sortir du marché sans vous inquièter des aléas à court terme.

Avez-vous déjà regretté d'avoir vendu un investissement beaucoup trop tôt ? Ou au contraire, avez-vous conservé trop longtemps un placement qui ne rapportait plus grand-chose ?

A lire également :
-> Comment gagner en bourse
-> Retournement des marchés : quelle attitude adopter ?
-> Quand devez-vous vendre ?

Crédit photo : kwerfeldein
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Enrichissez-vous par le don

Par Jean-Jacques Hénin le jeudi 22 novembre 2007 avec 7 commentaire(s)

IMPORTANT : Cet article est écrit par une auteure invitée, Florence Jaquier, que je remercie vivement, et qui se présente dans le paragraphe suivant, précédant l'article lui-même.

Agée de 43 ans, je suis une fidèle lectrice suisse du blog, qui m’a déjà permis de démarrer des projets financiers très intéressants (fonds indexés, assurance-vie…). Je travaille comme médecin dans un grand centre d’urgence; mes autres passions sont le Feng-Shui (www.fengshui-suisse.com), le Trading (je débute) et internet.

Bourse assurance-vie placements PEA banqueTraditionnellement, nous avons tous participé un jour ou l’autre à la frénésie d’achats pour les fêtes de fin d’année. Au sein de ma famille, nous participons à un « tirage au sort » qui définit pour chacun la personne à qui nous donnerons un cadeau l’année suivante. On ne reçoit donc qu’un cadeau le jour de Noël, et il s’agit de deviner qui en est l’auteur. L’argent ainsi épargné servira à des dons d’intérêt collectif.

La plupart des êtres humains ressentent le besoin de donner, l’âge avançant, un sens à leur vie, ce qui est aussi indispensable à leur évolution psychologique que l’est le besoin de nourriture à leur survie biologique.

Une place importante dans cette quête existentielle est représentée par le don : pas le fait de donner en espérant, consciemment ou non, recevoir quelque chose en retour. Cet état d’esprit, qui consiste à nous sentir en droit de recevoir lorsque nous donnons, provient certainement du fait que, des siècles durant, l’homme a vécu de troc, d’abord d’objets ou d’aliments, puis par le biais de l’argent. C’est donc devenu une évidence dans notre société que donner de l’argent signifiait recevoir quelque chose en retour.

Or, le véritable don, et plus encore lorsqu’il s’agit d’un don d’argent, consiste à donner sans attente, avec la seule finalité d’apporter sa contribution à améliorer la qualité de vie et le bien-être de notre planète. Peu importe qu’il s’agisse d’une petite ou d’une colossale somme (à l’instar de la Fondation Bill et Melinda Gates, qui a versé plusieurs millions en début d’année au service d’infectiologie du CHU dans lequel je travaille, afin de soutenir la recherche sur un vaccin contre le SIDA).

Ce que nous recevons en retour d’un Don est alors plus impalpable, mais tellement plus humainement enrichissant: le sentiment d’accomplissement, qui représente, à mon sens, la quête ultime de notre existence. Je pense même que plus nous donnons plus nous recevons.

L’approche des fêtes de Noël et son cortège de dépenses en cadeaux est une occasion de se remémorer quelques façons enrichissantes de dépenser son argent:

- www.wwf.fr : pour l’anecdote, le WWF, organisme engagé dans la survie de la planète, collabore étroitement avec la Banque cantonale zurichoise dans son concept « Green Invest » (Swisscanto (CH) Equity Fund green invest), fond qui vient d’être récompensé par l’Institut Lipper, pour sa performance de 39,65% entre début 2004 et fin 2006. Vous pouvez également visiter le site Suisse du WWF ou sa version belge.

- www.amnesty.fr : Amnesty International est un groupement mondial qui s’engage en faveur des Droits humains ; leur vision est celle d’un monde dans lequel ces droits vaudraient pour toutes et tous, à égalité. Vous pouvez également visiter le site Suisse d'Amnesty International.

- www.msf.fr : l’association Médecins Sans Frontières, née en France en 1971, composée de nos jours de 19 sections nationales, s’engage dans le monde entier à fournir une aide sanitaire de premier recours aux plus démunis, sans aucune discrimination de race, de religion, philosophique ou politique. Vous pouvez également visiter le site Suisse de MSF ou sa version belge.

Et vous, faites-vous régulièrement des dons ? Que se passerait-il si chaque foyer des pays industrialisés versait un don de 10 euros à une ONG ? Qu’est-ce qui vous rend profondément plus heureux : recevoir ou donner ?

Si vous souhaitez mieux connaître le travail de Florence, vous pouvez visiter son site web www.fengshui-suisse.com


A lire également :
-> Ces croyances sur l'argent qui limitent toutes vos richesses
-> Donnez-vous la chance de donner
-> Comment investir dans soi-même ?

Crédit photo : Hamed Saber
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PEA ou assurance-vie : la revanche

Par Jean-Jacques Hénin le mardi 20 novembre 2007 avec 2 commentaire(s)

Savez-vous que le PEA fête ses 15 ans cette année et que plus de 7 millions de français y ont déjà souscrit ? Dans l'état actuel des contrats, devriez-vous plutôt opter pour un PEA ou pour une assurance-vie ? Pour effectuer votre choix, en fonction de vos objectifs financiers personnels, vous devez connaître les avantages et inconvénients de chaque produit. Dans la première manche de ce match, vous avez (re)découvert les nombreux avantages de l'assurance-vie. La revanche est l'occasion de regarder de plus près le PEA et ses nombreux atout. Saura-t-il refaire son retard ?

PEA assurance-vie banque bourse placement1. Bénéficiez d'une fiscalité avantageuse. Là où un contrat d'assurance-vie vous oblige à attendre 8 ans pour bénéficier de la meilleure fiscalité, c'est-à-dire 7,5% d'imposition sur vos plus-values, avec un PEA vous n'aurez que 5 ans à attendre. Après 5 ans de détention d'un PEA, vous échappez à l'imposition des plus-values et des revenus. Vous ne paierez que les 11% de prélèvements sociaux sur vos gains. Cet avantage est à modérer par le fait que tout retrait entre la 5ième et la 8ième année du plan entraîne la clôture du plan. Ce n'est qu'après 8 ans de détention de votre PEA que vous pourrez effectuer un retrait partiel sans devoir clore votre plan. Par contre vous ne pourrez pas y effectuer de nouveau versement. L'assurance-vie n'a pas ces contraintes.

2. Achetez directement des actions. Avec un PEA vous pouvez placer de l'argent sur des SICAV et des FCP, comme un contrat d'assurance-vie. Mais vous pouvez aussi acheter des actions directement. Cela signifie prendre plus de risques, au lieu de laisser le gestionnaire du fond faire les choix, avec à la clef un gain potentiel plus élevé. Cela constitue un vrai plus du PEA. Vous ne pouvez acheter que des actions de sociétés dont le siège social est situé en France ou en Europe.

3. Investissez dans les parts sociales. Vous l'avez compris dans la première partie de l'article, vous ne pouvez pas souscrire à un fond en euros sur votre PEA. Si vous souhaitez sécuriser vos gains, vous pouvez par exemple acheter des parts sociales d'une banque mutualiste dans le cadre de votre plan. La rémunération varie en fonction des années mais elle a été similaire à celle d'un fond en euros ces dernières années. Renseignez-vous toutefois auprès de votre banque mutualiste, les conditions de sortie ne sont pas toujours aussi souples qu'un fond en euros. Dans certaines banques vous devrez attendre l'Assemblée Générale annuelle soit pour vendre, soit pour ne pas perdre les gains de l'année en cours, selon le cas.

4. Diversifiez vos investissements. Avec votre PEA, vous ne pouvez pas à priori investir sur des marchés autres que le marché européen. Donc pas de fond monétaire moins risqué et moins rentable pour sécuriser votre placement. Pas de fonds en Chine ou au Brésil pour doper vos performances. A priori car, par l'intermédiaire de nouveaux produits dérivés et structurés, vous pouvez maintenant investir au travers de votre PEA en Amérique Latine, en Amérique du Nord ou en Chine, tout comme dans des produits obligataires ou monétaires. Vous trouverez même des fonds garantis, équivalents d'un fond en euros sur un contrat d'assurance-vie. La contrainte sera alors que vous restiez investi jusqu'au terme pour bénéficier de cette garantie.

5. Sortez en rente défiscalisée. Avec votre contrat d'assurance-vie, vous pouvez sortir en capital, vous récupérez la somme sur votre contrat, ou en rente viagère, vous touchez une certaine somme jusque la fin de vos jours. Dans le cadre du contrat d'assurance-vie, votre rente sera soumise à l'impôt sur le revenu après abattement. Dans le cadre d'un PEA, votre rente viagère sera défiscalisée. Pas d'impôts à payer mais vous n'échapperez pas aux prélèvements sociaux sur les gains réalisés, s'élevant à 11% aujourd'hui. Pour obtenir votre rente vous devrez solder votre PEA puis ouvrir un contrat de rente viagère auprès d'un assureur. Vous paierez au final deux fois les prélèvements sociaux : à la clôture du PEA et au versement de la rente.

6. Achetez un nième de part. Avec un contrat d'assurance-vie, vous pouvez investir chaque mois une petite somme sur plusieurs fonds, même si le minimum requis pour chaque fond est de plusieurs milliers d'euros. Vous n'achetez pas une part entière du fond mais seulement un pourcentage d'une part. Avec un PEA, vous pouvez le faire si votre PEA est inclus dans un contrat de capitalisation. Cela vous permet de n'investir qu'une petite somme par mois sur votre PEA directement dans des fonds.

Au final, ces deux types de placements offrent des avantages différents et peuvent donc être complémentaires puisque vous avez différents objectifs financiers. Pour ma part, au vu de mes objectifs, j'ai préféré ouvrir une assurance-vie. Parmi les principales raisons de mon choix : ne pas être limité sur la somme déposée, ne pas être trop restreint dans mon choix de fonds (mais attention dans ce cas à choisir le bon contrat d'assurance-vie), et mon objectif étant à plus de 8 ans, je souhaitais pouvoir effectuer des retraits si besoin sans que mon contrat ne s'arrête.

Quel type de contrat avez-vous privilégié ? Est-ce-que la différence entre ces deux placements est plus claire pour vous ou avez-vous des questions ?

A lire également :
-> Assurance-vie ou PEA : le match
-> Bien choisir votre contrat d'assurance-vie (série)
-> Différenciez fond en unité de compte et fond en euros

Crédit photo : Ganessa
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"S'organiser pour réussir : Getting Things Done" de David Allen

Par Jean-Jacques Hénin le dimanche 18 novembre 2007 avec 6 commentaire(s)

Est-ce-que vous n'aimeriez pas être moins stressé ? Comment concrétiser plus de projets qui vous tiennent à coeur sans être débordé, sans avoir l'impression d'avoir trop de choses à gérer, d'être toujours à courir après le temps ? Comment avoir une vie plus riche ? C'est ce que vous propose David Allen dans son livre "S'organiser pour réussir : Getting Things Done", sous-titré "L'art de la productivité sans stress".

Le principe essentiel. David Allen utilise la métaphore de l'eau calme qui ne produit que les vagues nécessaires quand vous y jetez un caillou. L'objectif de son livre est que vous n'accordiez à chaque action que le temps qui est nécessaire. Pas plus, pas moins. L'idée est de retirer de votre esprit tout ce que vous pensez devoir faire aujourd'hui, cette semaine, ce mois-ci, plus tard, un jour peut-être ... Pour cela, le plus simple est de tout noter dans un système de to-do listes bien gérées. David Allen se propose d'être votre coach, au fil des pages, pour mettre en place ce système.

Le test des 2 minutes. A chaque fois que vous pensez à quelquechose qu'il faudra que vous fassiez, posez-vous systématiquement la question suivante : est-ce-que le faire me prendra 2 minutes au maximum ? Si la réponse est "oui", faîtes-le de suite. L'idée est que de remettre toujours à plus tard, d'y repenser, de vous sentir mal à l'aise parce que vous ne l'aurez pas fait ... vous prendra beaucoup de votre temps et d'énergie. Libérez votre esprit de cette préoccupation en faisant de suite ce à quoi vous pensez. Rien qu'en appliquant ce simple principe, je me rends compte d'une part que je réalise beaucoup plus de choses, d'autre part j'ai moins de choses présentes à l'esprit et donc je peux me concentrer plus efficacement sur ce qui est vraiment important pour moi.

Le choix de l'action suivante. En plus des actions que vous pouvez réaliser en deux minutes, vous avez des projets. De nombreux projets que vous aimeriez lancer ou sur lesquels vous souhaiteriez avancer. Mais pour cela il vous faut du temps devant vous. Donc ces projets n'avancent pas. David Allen vous explique dans "S'organiser pour réussir : Getting Things Done" que quelle que soit la taille du projet, il vous suffit de déterminer quelle est la petite action suivante à réaliser pour que le projet avance. Une petite action qui ne prendra peut-être que 2 minutes. Quelle est l'action que vous pouvez faire aujourd'hui et qui fera avancer votre projet ? Cela peut être un appel à passer, une recherche sur internet ou 2 minutes de brainstorming, par exemple.

Des listes d'actions à réaliser. David Allen vous coache dans son livre, pas à pas, pour mettre en place les bonnes listes. Les listes adéquates contiennent les petites actions que vous voulez réaliser, en fonction du contexte, pour avancer sur vos différents projets. Quelles actions pouvez-vous faire maintenant que vous êtes assis à votre bureau, que vous êtes dans un avion, que vous êtes chez vous, que vous êtes devant un ordinateur, dans une file d'attente ... Vous aurez aussi une liste pour les actions sur lesquelles vous attendez le retour d'une autre personne, à laquelle vous avez déléguer l'action. Et une liste "Peut-être/un jour" pour les projets que vous envisagez plus tard.

De petites astuces au quotidien. Vous apprendrez aussi dans ce livre, par exemple, comment garder vos boites de réception, que ce soit du courrier papier ou des mails, propres car traitées. Comment archiver efficacement et facilement. Comment prendre des décisions rapidement grâce à des diagrammes simples à suivre. Ce livre contient tellement d'astuces applicables au quotidien que le Personal MBA recommande de lire, en guise d'introduction, le second livre de David Allen qui contient l'essentiel de ces astuces, sans le coaching pour appliquer le système qui va avec.

Le verdict. Je vous recommande "S'organiser pour réussir : Getting Things Done" le livre de David Allen. Il est réputé à juste titre et a généré un flot de produits de tierces parties. Vous en entendrez le plus souvent parler sous l'acronyme GTD. En le lisant je me suis très souvent arrêté pour réfléchir à certaines idées que je trouvais excellentes. Mettre en place le système complet vous demande 2 jours entiers et surtout de changer certaines habitudes. C'est la partie la plus difficile pour tirer pleinement parti de ce livre. Mais rien qu'en appliquant deux ou trois de ses conseils, ce livre vaut le coût. C'est un livre à relire régulièrement pour améliorer progressivement votre façon de gérer les choses ... ou confirmer que vous les faîtes bien.

Avez-vous déjà lu le livre de David Allen ? Avez-vous appliqué complètement le système proposé ? Quels éléments de ce système vous ont semblé les plus intéressants ? Connaisez-vous d'autres systèmes pour gagner en productivité sans stress ?

Note : 9/10

Quelques articles dont le sujet est lié :
- "Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu'ils entreprennent" de Stephen Covey
- "Never Eat Alone" de Keith Ferrazzi
- "The millionaire next door" de Stanley et Danko
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Assurance-vie ou PEA : le match

Par Jean-Jacques Hénin le vendredi 16 novembre 2007 avec 4 commentaire(s)

Pour vos placements à long terme, sur 5 ans et plus, devez-vous plutôt souscrire à une assurance-vie ou à un PEA ? Vous vous en doutez, chaque produit possède ses avantages et ses inconvénients. C'est en les connaissant que vous serez capables de choisir le produit qui correspond les mieux à vos objectifs personnels. Pour le premier round de ce match au sommet, je vous propose de faire le tour des 7 avantages de l'assurance-vie par rapport au PEA.

1. Pas de plafond de versement. Vous ne pouvez pas verser plus de 132 000 euros sur un PEA actuellement. Ce plafond ne tient pas compte des plus-values générées. Il se peut que vous ne pensiez jamais atteindre ce plafond, mais ce n'est pas parce que vous ne disposez pas de cette somme aujourd'hui qu'au fil des ans vous n'atteindrez pas ce plafond de versement. Avec un contrat d'assurance-vie, vous n'avez pas ce type de contrainte. Pas de plafond de versement. Les rêves les plus fous vous sont permis.

2. Souscription à tout âge. Pour pouvoir ouvrir un PEA vous devez être majeur et donc avoir au minimum 18 ans. Cela peut être un problème si vous êtes un jeune lecteur de ce blog, ce que je vous souhaite car vous disposez de longues années devant vous pour faire fructifier votre épargne. Cela pose un problème aussi si vous souhaitez souscrire un contrat pour vos enfants. Vous n'avez pas de limite d'âge pour pouvoir souscrire à un contrat d'assurance-vie.

3. Pas de limitation de nombre de contrats. Vous ne pouvez légalement ouvrir qu'un seul PEA par personne. Si vous souhaitez souscrire différents contrats pour différents objectifs financiers, le PEA vous limitera. Par contre, vous pouvez souscrire autant de contrats d'assurance-vie que vous le souhaitez.

4. Les fonds en euros. Sur votre contrat d'assurance-vie, vous avez accès à un ou plusieurs fonds en euros. Il s'agit en fait d'obligations. Quand vous souhaitez sécuriser vos gains, parce que le marché boursier va mal ou que vous atteignez vos objectifs financiers, par exemple, vous pouvez arbitrer 100% du montant de votre assurance-vie vers un fond en euros. Avec un PEA, vous n'avez accès qu'à des fonds devant détenir au moins 75% d'actions d'entreprises dont le siège social est situé en Europe. Vous êtes toujours exposés au minimum à 75% sur les marchés boursiers.

5. Avances et rachats. Avec votre PEA, vous pouvez évidemment récupérer de l'argent quand vous le souhaitez. C'est ce qui correspond à un rachat dans le cadre d'un contrat d'assurance-vie. Avec une assurance-vie, vous pouvez aussi demander des avances. Une avance est comme un prêt, l'argent que vous avez retiré de votre contrat continuant à produire des plus-values. L'intérêt de ne pas effectuer un véritable prêt est qu'une avance n'est pas soumise aux règles habituelles d'obtention d'un prêt. De plus, vous ne serez pas taxés comme si vous réalisiez un rachat puisque l'argent reste sur votre contrat. C'est tout bénéfice à partir du moment où votre contrat d'assurance-vie vous rapporte plus que le taux de l'avance.

6. La diversité des fonds. Un contrat d'assurance-vie vous donne potentiellement accès à tous les fonds disponibles sur le marché, soit environ 10 000. Le choix est énorme. Lisez bien votre contrat avant de signer pour savoir exactement à quels fonds vous aurez accès avec tel contrat spécifique. Par contre avec un PEA, vous ne pouvez souscrire qu'à des fonds disposant d'au moins 75% d'actions d'entreprises dont le siège social est situé en Europe. Quand le marché boursier européen est morose ou en baisse, où allez-vous chercher de la performance ? Comment allez-vous diversifier votre portefeuille ? Pas en misant sur des zones géographiques différentes.

7. Transmission de patrimoine. A la mort du titulaire d'un PEA, ce dernier doit être clos. Les sommes detenues sur le PEA rentrent donc dans la succession. Même si la loi de Finances votée cette année supprime les droits de succession entre époux et partenaires pacsés, il reste de nombreux cas où la fiscalité de l'assurance-vie reste très intéressante pour transmettre un patrimoine. Vous pouvez en effet transmettre jusque 152 500 euros par personne sans que cette personne n'ait d'impôts à payer. Au-delà, après un abattement de 1500 euros, le surplus est taxé à 20% alors que le fisc réclamerait jusque 60%. Si vous souhaitez transmettre 150 000 euros à une amie, elle devra 89 100 euros au fisc si cette somme est sur un PEA. Elle ne devra rien aux impôts si cet argent est sur un contrat d'assurance-vie.

En listant tous ces avantages de l'assurance-vie, qui sont autant de défauts du PEA, vous pourriez penser que la messe est dîte. C'est le cas si certains points essentiels pour votre choix ont été abordés dans cette liste. Sinon attendez la manche retour du match pour savoir lequel de ces deux types de contrat sera votre vainqueur.

Connaissez-vous d'autres avantages de l'assurance-vie par rapport au PEA ? Quelles sont les raisons pour lesquelles vous avez choisi une assurance-vie au lieu d'un PEA ? Dans mon cas, la diversité des fonds disponibles était la première des raisons.

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Crédit photo : Marlon Hammes
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De combien aurez-vous besoin pour votre retraite ?

Par Jean-Jacques Hénin le mercredi 14 novembre 2007 avec 2 commentaire(s)

Savez-vous de quelle somme vous aurez besoin pour partir à la retraite ? Pouvoir le calculer vous permettra de savoir quand est-ce-que vous pourrez partir à la retraite, que ce soit en tenant compte de votre pension de retraité ou non. Quel devrait être votre objectif d'épargne pour envisager une retraite sereine ? Une question à laquelle il peut vous sembler à priori difficile de répondre. Voici quatre étapes simples pour que vous obteniez un chiffre à peu près réaliste.

1. Calculez votre revenu annuel. Si vous preniez votre retraite maintenant, de quel revenu annuel auriez-vous besoin ? Si vous suivez votre budget, vous savez quelles sont vos dépenses actuelles et donc de combien vous avez besoin pour vivre. En ne travaillant plus, vous aurez moins de frais : que ce soit en costumes, en déplacements vers votre lieu de travail, en déjeuners ou diners à l'extérieur, en formations, ... D'un autre côté, vous voyagerez peut-être plus quand vous serez à la retraite. Vous aurez peut-être plus de frais médicaux. A vous d'estimer si vous pensez que vos dépenses augmenteront ou non une fois à la retraite. Une approche conservatrice serait de considérer que vous dépenserez autant.

Admettons pour l'exemple que vous aurez besoin de 40 000 euros par an.

2. Calculez le montant de votre pension. Retirez ensuite de votre revenu annuel nécessaire la pension de retraite à laquelle vous pensez que vous aurez droit. Vous saurez alors de quelle somme vous aurez besoin en plus de la retraite qui vous sera versée. Vous pouvez rapidement estimer le futur montant de votre pension de retraite sur le simulateur M@rel mis en place par l'administration. M@rel vous dira, en fonction de l'année à laquelle vous prendrez votre retraite, quel sera le montant de votre pension annuelle. A cinq années près, 60 ou 65 ans, la différence de pension est énorme, plus de 1000 euros dans mon cas. En ayant épargné ce qu'il faut, vous pourrez partir plus tôt à la retraite, avec les mêmes revenus qui si vous partiez cinq ans plus tard. Vous pouvez aussi décider de ne pas retrancher le montant prévisionnel de votre pension du montant de votre revenu annuel nécessaire. Vous souhaitez peut-être prendre votre retraite bien avant d'avoir cotiser le nombre d'annuités requises, ou vous estimez, par exemple, que lorsque vous prendrez votre retraite le système actuel ne fonctionnera plus.

Admettons pour l'exemple que vous touchiez 2000 euros de retraite par mois, il vous faudra donc 40000-(12*2000) = 16000 euros de plus par an.

3. Tenez compte de l'inflation. Vous devez ensuite tenir compte de l'inflation d'ici à ce que vous preniez votre retraite. Quelle sera l'équivalent, au moment de prendre votre retraite, de la somme dont vous auriez besoin aujourd'hui ? Depuis les années 90, l'inflation en France est en moyenne de 2% par an. Mais cela sera-t-il toujours le cas sur les trente prochaines années ? Le site "Inflation en France" vous montre, entre autres, l'inflation dans notre pays depuis 1901 et depuis 1955. Il vaut mieux prendre plus de précautions si vous partez en retraite dans quelques dizaines d'années et retenir 4% d'inflation, par exemple. Choisissez le chiffre qui vous semble le plus plausible.

Dans notre exemple, avec une inflation estimée à 4% par an et une retraite prise dans 20 ans, les 16000 euros annuels dont vous avez besoin aujourd'hui se transformeront en 35058 euros par an.

4. Obtenez la somme à épargner. Divisez maintenant le chiffre obtenu par le pourcentage que vous souhaiterez retirer chaque année de votre capital. Si vous souhaitez retirer 5% par an, vous divisez par 0,05. Dans un article précédent, nous avions vu que vous pouviez retirer entre 4 et 5% de votre capital sans l'entamer.

Admettons pour l'exemple que vous retirez 5% de votre capital durant votre retraite, 35058/0,05 = 701 160 euros. Vous aurez besoin d'un capital de 700 000 euros pour votre retraite.

Si vous estimez que votre portefeuille actuel voudra 400 000 euros dans 20 ans, au moment de prendre votre retraite, il vous faut épargner 300 000 euros supplémentaires d'ici cette date. Vous pouvez alors effectuer des simulations pour savoir combien placer chaque mois, en fonction des rendements espérés par vos produits financiers.

Cette méthode vous fournit un chiffre qui parait réaliste sans être trop compliqué à calculer. Il vous sera nécessaire de toutes façons de recalculer régulièrement le montant nécessaire pour votre retraite. Vos besoins peuvent changer, et donc votre revenu annuel nécessaire. Le taux d'inflation réellement constaté dans les prochaines années peut aussi vous faire changer vos estimations. Refaire ce calcul tous les cinq ou dix ans vous permettra de voir si vous êtes toujours sur la bonne trajectoire.

Connaissez-vous d'autres méthodes pour calculer la somme dont vous aurez besoin pour votre retraite ? Ce calcul vous fait-il prendre conscience qu'il serait bon de mieux gérer vos finances personnelles ? Ou au contraire avez-vous mis trop d'argent de côté et vous pouvez dépenser plus au quotidien ?

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Crédit photo : Andrew Stawarz
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5 idées pour casser votre tirelire

Par Jean-Jacques Hénin le lundi 12 novembre 2007 avec 3 commentaire(s)

Comment faîtes-vous pour mettre de l'argent de côté régulièrement ? Il existe différents moyens, dont de nombreux ont été traités dans ce blog. Vous pouvez par exemple déposer tous les soirs votre monnaie du jour dans un bocal dédié. Ou mettre en place tous les mois un prélèvement automatique sur votre compte pour alimenter votre épargne. A vous de choisir ce qui vous convient le mieux. Si vous avez vraiment du mal à épargner, la bombe tirelire, qui vient de sortir, est faite pour vous. A quelques semaines de Noël, offrir à un enfant ou à vous-même une tirelire pourrait être une bonne idée, décalée et enrichissante, pour celui qui la reçoit. L'occasion de faire un tour de ce qui existe sur le marché, ainsi qu'un peu d'histoire.

1. La bombe tirelire. C'est Pascal, lecteur du blog que je remercie, qui m'a envoyé par mail l'information sur la sortie prochaine de la bombe tirelire. L'idée est simple : si vous oubliez de l'alimenter, la tirelire explose et disperse toutes ses pièces. Destinée à vous contraindre à épargner, la tirelire s'allume, s'agite et émet des sons si vous ne lui donnez pas des pièces régulièrement. Avec sa tête de mort, elle devrait surtout plaire aux enfants, mais l'idée est intéressante pour vous forcer à mettre de l'argent de côté. L'histoire ne dit pas si la tirelire est réutilisable après explosion, car son coût de 18 euros représenterait une motivation supplémentaire.

2. Le cochon tirelire. Le bon vieux cochon traditionnel que beaucoup d'entre nous ont possédé dans leur enfance. Le mien avait une ouverture dans le dessous pour éviter de le casser. Son origine viendrait du monde agricole. L'enfant donnait de l'argent à son cochon tirelire tout comme son père donnait de la nourriture à ses cochons, et ne retrouvait son investissement qu'au moment de tuer le cochon pour vendre ou manger sa viande. On ne tue plus beaucoup le cochon dans les familles, mais on casse encore des tirelires. Acheter un classique cochon tirelire permet de perpétuer la tradition.

3. La tirelire coffre-fort. Autre forme traditionnelle de tirelire que vous connaissez bien : le coffre-fort. Comme tout coffre-fort qui se respecte, il dispose d'un code, ce qui évite que n'importe qui ne puisse l'ouvrir à votre insu. D'ailleurs ce coffre peut aussi vous servir à placer à l'abri autre chose que de l'argent si besoin. Achetez ce coffre-fort et vous pourrez vous prendre pour un banquier. Il est facile d'y reprendre l'argent déposé. La tirelire coffre-fort n'est donc pas à conseiller à tout le monde.



4. La vache tirelire. Plus originale que le cochon, tout en restant dans l'analogie de l'animal à engraisser : la vache. A première vue, avec le modèle présenté en photo, un voleur qui s'introduirait chez vous ne pensera pas y trouver de l'argent. Achetez cette vache tirelire et elle produira un bruit à chaque insertion de pièce, ce qui récompense et incite votre enfant à économiser plus. Il pourra même dormir avec son trésor dans les bras, ce que ne permet pas le cochon traditionnel. Plus d'usages pour un même produit.



5. Le chat tirelire japonais. Autre tradition, au japon, ce chat représentant la prospérité est considéré comme un porte-bonheur. Il s'appelle traditionnellement Maneki-Neko, ce qui signifie "Chat qui invite". Achetez un Maneki-Neko avec sa patte gauche levée si vous souhaitez attirer la fortune, ou avec sa patte droite levée si vous préférez attirer la félicité. Vous l'observerez dans de nombreuses boutiques japonaises, la patte levée variera selon que le commerçant veuille attirer plus de clients ou leurs faire dépenser plus dans son magasin.

Une tirelire peut vous servir à économiser de l'argent pour vos vacances, augmenter votre fond de secours ou pour récupérer une somme tous les mois que vous investirez. Par sa seule présence, elle peut vous rappeler, et parfois vous contraindre avec ces nouveaux modèles, à épargner. Elle peut aussi vous servir à donner de bonnes habitudes de gestion de l'argent à vos enfants, qui leur seront très utiles plus tard.

Quelle serait votre tirelire préférée ? Quelle méthode utilisez-vous pour mettre de l'argent de côté ? En utilisez-vous plusieurs qui sont complémentaires ?

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3 étapes simples pour acheter vos fonds en direct

Par Jean-Jacques Hénin le samedi 10 novembre 2007 avec 6 commentaire(s)

Comment achetez-vous vos fonds communs de placements ? Est-il possible de les acheter directement auprès de la société du gestion du fond ? Comment procéder concrètement ? C'est la question posée par Florence, lectrice Suisse du blog, que je remercie. Pourquoi, en France, pourrait-il être plus intéressant pour vous d'acheter vos fonds dans le cadre de votre PEA ou de votre contrat d'assurance-vie ? Autant de questions concrètes qui intéresseront plus d'un débutant.

1. Choisissez vos fonds. La première étape consiste bien sûr à choisir à vos fonds. Sachez en gros que vous avez deux possibilités. D'une part les fonds indiciels, qui reproduisent des indices boursiers à moindre frais, et devraient vous rapporter +10% par an sur le long terme. D'autre part, si vous souhaitez prendre plus de risques pour tenter d'obtenir un meilleur rendement, choisir vos fonds vous-mêmes. Vous trouverez de nombreux articles sur ce blog pour effectuer vos choix selon ces deux approches. Imaginons que vous êtes intéressés par le fond Baring Hong Kong China Fund, mentionné par Florence dans son commentaire sur le blog. Cliquez ICI pour voir la fiche "Synthèse" de ce fond sur le site MorningStar, que je vous recommande pour obtenir un maximum de détails pour effectuer vos choix. En bas de la page affichée, vous avez le lien vers le site web de Barings, la société de gestion du fond.

Bourse placements épargne PEA FCP riche
2. Lisez le prospectus de la société de gestion. Une fois sur le site de la société de gestion, vous recherchez le prospectus du fond que vous avez retenu. Dans notre cas, quand vous accédez à la page d'accueil du site de Barings, vous devez sélectionner votre pays de résidence, lire et approuver les conditions d'utilisation du site, puis sélectionner "Comment procéder" dans le menu de gauche. Vous constatez alors qu'il s'agit d'un fond de droit irlandais, faisant partie du Baring International Umbrella Fund. Vous pouvez télécharger le prospectus complet du fond Baring Hong Kong China Fund. Prenez le temps de le lire complètement. Il est possible que vous ne compreniez pas tout, ce n'est pas grave. L'important est que vous y trouverez beaucoup d'informations, que ce soit sur le fond lui-même, sur comment optimiser votre portefeuille, sur la fiscalité dans les différents pays ou comment procéder pour souscrire au fond.

Bourse placements PEA FCP assurance-vie
3. Téléchargez le formulaire de souscription. Une fois que vous avez lu toutes les conditions liées au fond retenu, si vous êtes confortés dans votre désir d'achat, il ne vous reste plus qu'à télécharger le formulaire de souscription, le remplir et le renvoyer. Dans notre exemple, le formulaire de souscription est téléchargeable juste à côté du prospectus du fond. Vous pourrez payer soit par chèque, que vous joindrez avec votre formulaire, soit par virement bancaire. En tant qu'investisseur individuel, vous devrez évidemment remplir la section concernant la fiscalité.

Les limites de l'exercice. Si vous achetez directement des parts d'un fond, vous devez acheter un nombre minimum de parts. Dans notre exemple, vous devez en acheter pour un minimum de 3500 euros, droits d'entrée inclus. En passant par votre contrat d'assurance-vie, par exemple, vous pourrez investir une somme très faible sur un fond, même seulement quelques dizaines d'euros. En effet, l'intermédiaire qui gère votre contrat regroupe ses demandes d'achats et peut avoir négocier des conditions d'achats spécifiques auprès de la société de gestion du fond. Autre inconvénient, en achetant directement vos parts dans un fond, vous ne bénéficierez pas des avantages fiscaux que proposent votre PEA ou votre contrat d'assurance-vie, par exemple.

Selon votre situation personnelle, par exemple selon votre pays de résidence ou le type de contrats auxquels vous avez déjà souscrits par ailleurs, vous déciderez d'acheter vos fonds en direct, sans aucun intermédiaire, ou non. Dans tous les cas, je vous conseille de suivre le processus décrit ci-dessus pour tout fond que vous souhaitez acheter. La différence ne se fera qu'au niveau du bulletin de souscription, que vous téléchargerez ou non.

Notez bien que le fond cité en exemple ne constitue en aucun cas une recommandation de ma part et que je n'ai aucun lien avec la société le gérant.

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Gagnez +10% par an grâce à la Bourse

Par Jean-Jacques Hénin le mercredi 7 novembre 2007 avec 2 commentaire(s)

Pourquoi les financiers vous disent-ils que la Bourse est le meilleur placement sur le long terme ? Pourquoi le chiffre de +10% de gains par an est-il repris dans les calculs de placements sur ce blog ? D'où sort ce chiffre, que vous voyez partout, d'une moyenne de +10% grâce la Bourse ? Qu'est-ce-qui vous prouve que ce chiffre est réaliste et que vous pouvez baser vos calculs dessus, que vous achetiez des actions directement en Bourse, ou via des Sicav et des Fonds Communs de Placement sur votre PEA ou votre assurance-vie ? Quel est l'historique des performances des différentes Bourses ? Quelles sont les conditions pour que vous puissiez reproduire une telle performance vous aussi ? Voici les faits et les sources.

Cas de la Bourse française. Ce gain de +10% annuels en Bourse, communément admis, vient de la moyenne des indices boursiers des grands pays industrialisés. Prenez l'exemple du CAC40. Ayant démarré à 1000 points fin 1987 pour atteindre 5600 points fin 2006, sa progression annuelle moyenne est de +9,5% sur 19 ans. Vous trouverez l'historique des performances du CAC40 sur le site Gestion et Patrimoine, par exemple. Vous y découvrirez que depuis sa création, si vous investissez sur le CAC40 pendant 8 ans d'affilé au moins, vous êtes certains de réaliser des gains.

Cas de la Bourse américaine. Le S&P 500 représente, en suivant les 500 plus grosses sociétés américaines, près de 70% de la capitalisation de la bourse aux Etats-Unis. Si vous prenez les chiffres du S&P 500 de 1871 à décembre 2005, la moyenne de gain annuelle est de 9,4%. Si vous calculez de 1926, date de la création du S&P 500, jusqu'en décembre 2005, le gain moyen annuel est alors de +11%. Depuis janvier 1980, le gain moyen annuel est même de +13,9%. Vous trouverez ces chiffres, avec la méthode de calcul et une analyse, sur le site Political Calculations. De son côté, Matt Krantz explique sur le site de USA Today pourquoi les actions américaines ont un rendement moyen de 10% par an, suite aux doutes de certains lecteurs.

Les autres Bourses des pays industrialisés. Les autres bourses des pays industrialisés retournent elles aussi en moyenne 10% par an. Par exemple, Florence, lectrice suisse du blog, me racontait récemment par mail qu'un conseiller du Crédit Suisse lui avait confirmé que le rendement moyen de l'indice boursier Suisse est d'environ 10%. Pour autant, ce chiffre de 10% n'est qu'une moyenne. Une année précise, la Bourse réalise très rarement +10% exactement. Elle fluctue beaucoup et de manière imprévisible. Une année la Bourse réalisera +30% et une autre -20%. Vous comprenez maintenant pourquoi la Bourse est un placement long terme. Vous achetez un indice et vous le conservez. Vous pourriez être tentés d'être sur le bon marché au bon moment, les Etats-Unis certaines années et la France d'autres années, par exemple. Puisque prédire ce que fera un marché l'année prochaine est impossible et que sur la durée tous les marchés des pays industrialisés ont le même rendement, cela n'en vaut pas la peine, sauf à vouloir vous rassurer.

Le chiffre de +10% est bien pratique pour calculer rapidement ce que pourront vous rapporter vos placements sur un PEA ou une assurance-vie multi-supports, en plaçant en Bourse telle somme pendant tant d'années. Les pays émergents, du fait de leur très forte croissance actuelle, réalisent des performances bien plus importantes sur le moyen terme. Cette croissance n'étant ni maîtrisée ni contrôlée, la performance est réalisée au détriment des risques courus et d'une volatilité beaucoup plus élevée. Vous savez désormais comment obtenir une augmentation de +10% par an, sans rien demander à votre employeur.

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Une grande maison ne signifie pas être riche

Par Jean-Jacques Hénin le lundi 5 novembre 2007 avec 3 commentaire(s)

Comment voyez-vous la maison de vos rêves ? Est-elle très grande, spacieuse, avec un immense jardin, une salle de bain et une télé dans chaque chambre, des pièces réservées pour vos invités, six mètres de hauteur sous plafond, une salle pour votre home-cinema, ... ? Si vous rêvez d'une maison pour impressionner votre entourage, vous risquez de vous appauvrir, dans tous les sens du terme. Car acheter plus grand implique des coûts auxquels vous ne vous attendez pas. En voici quelques exemples qui changeront peut-être votre avis sur les grandes habitations :

bourse banque placement PEA assurance-vie1. Le coût de votre crédit. Plus vous achetez grand, plus le coût de votre crédit sera élevé, en règle générale. Et qui dit coût de crédit élevé, implique que vous aurez plus d'intérêts à payer. D'une part vous serez moins riche, puisque votre maison vous aura coûtée plus chère à rembourser. D'autre part vous disposerez de moins d'argent pour épargner et pour partir en vacances.

2. Les coûts d'aménagement et de réparation. Si vous diposez de pièces plus grandes et de pièces qui ne vous servent pas ou peu souvent, vous êtes tout de même obligés de les décorer. Vous devez aussi y réparer ce qui ne fonctionne pas.

3. Les coûts récurrents. Qu'il s'agisse de votre taxe d'habitation ou de vos frais de chauffage et de climatisation, plus vous possédez une grande surface, plus vous aurez des frais récurrents élevés. Pour disposer d'une plus grande habitation, vous devrez peut-être vous éloigner de votre travail, du centre-ville, de vos amis, ce qui signifiera aussi des coûts de transport plus importants.

4. Le coût sur votre temps. Avec une grande maison, vous avez toujours quelquechose à nettoyer, que vous le fassiez directement ou suiviez les personnes auxquelles vous le sous-traitez. Dès que c'est terminé, il faut recommencer. C'est aussi le cas avec votre grand jardin. C'est la même chose pour tous vos projets d'amélioration. Plus vous avez grand et plus ces projets sont fréquents et prennent de votre temps.

5. Le coût sur vos relations. Plus l'habitation est grande, plus ses occupants ont d'espace pour s'isoler et intéragissent de moins en moins. Si vous souhaitez une maison où les habitants partagent, sont aimables et restent connectés, vous ne devez pas acheter une maison dans laquelle chacun peut vivre sa vie de manière indépendante, avec sa propre salle de bains, sa propre télévision, son propre ordinateur, ... Si votre habitation est une forteresse dans laquelle vous vivez cachés, en autarcie, vous interagirez également moins avec votre voisinage.

6. Le coût pour l'environnement. Avoir trop d'espace est du gaspillage. Vous prélévez plus que vous n'avez besoin sur l'environnement, pour construire, aménager, chauffer, climatiser, ... Vous polluez plus également. Tout cela pour un résultat, vous l'avez vu dans les points précédents, qui ne vous satisfera pas.

Acheter une habitation trop grande est aussi problématique que d'acheter un logement trop petit. Une grande maison n'est pas un signe de succès. Votre habitation devrait être un endroit à vivre, confortable, plutôt qu'un monument pour impressionner les autres. Le confort n'a rien à voir avec l'espace. Vous pouvez utiliser une partie de l'argent que vous ne mettez pas dans l'espace, pour rendre votre habitation plus confortable.

Avez-vous acheter trop grand ? Connaissez-vous d'autres coûts liés aux grandes maisons ? Pensez-vous que possédez une grande maison est un signe de réussite ?

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