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Retirez 7 leçons des perspectives 2009 des marchés boursiers

Par Jean-Jacques Hénin le vendredi 28 novembre 2008 avec 4 commentaire(s)

Je me suis rendu au salon Actionaria organisé les 21 et 22 novembre 2008 à Paris. J’avais reçu une invitation et certaines conférences me semblaient intéressantes, même pour quelqu’un qui ne joue pas en Bourse au quotidien. Les perspectives pour 2009 étaient naturellement au cœur des discussions vu la crise boursière traversée sur 2008. A partir de ces perspectives à court terme, et surtout en situation de crise, quels enseignements pouvez-vous tirer pour votre stratégie à long terme, par exemple pour vos fonds placés sur votre PEA ou votre contrat d’assurance-vie ? Voici les perspectives 2009 sur les marchés boursiers que j’ai notées grâce à ce salon, ainsi que les leçons que j’en tire pour le long terme. Pour chaque point présenté, le titre représente la perspective 2009 que j'ai entendue et la leçon que j'en retire clos ce point.

bourse placement banque argent riche pea assurance-vie1. Sachez que les marchés risquent encore de baisser. Les mauvaises nouvelles pour 2009 ont déjà été anticipées par la Bourse. En vérité le marché a anticipé environ 30% de baisse. Mais les publications des entreprises fin 2008 et début 2009, qui ne seront pas bonnes, les délais de mise en place des plans de relance, ainsi que la prise en compte de ces données dans les notations des agences spécialisées qui baisseront, provoqueront à nouveau probablement des baisses de cours. Si vous attendez le plus bas du marché pour investir, il est difficile de prédire quand il aura lieu. Historiquement les plus bas de marché ont lieu sur de gros volumes de transactions et de fortes volatilités. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Leçon n°1 : tout cela me confirme que plutôt que d’essayer d’être sur le marché au bon moment, il vaut mieux avoir une stratégie de long terme et y investir régulièrement, mensuellement si possible. Vous profitez des prix bas puis des hausses, quand elles se produiront. Sans perdre votre temps et votre santé à tenter de deviner où va le marché au quotidien.

2. Détectez les valeurs massacrées. Dans ce contexte, toutes les valeurs aujourd’hui ne sont pas des valeurs massacrées à moitié prix. Certaines valeurs étaient survalorisées et sont désormais à un prix correct. D’autres valeurs sont aujourd’hui valorisées à moins d’une fois leur actif, ce qui est extrêmement bas et ne repose pas sur la réalité de ces entreprises. Des coups formidables sont possibles. Vous devez alors trouver des entreprises solides et visibles. Solide signifie des entreprises qui n’ont pas de dettes, car les financements sont difficiles à renouveler, et qui disposent de liquidités dans leur bilan, de l’argent frais disponible pour saisir les opportunités. Visible signifie que leur métier dépend peu de la consommation des ménages. Leçon n°2 : personnellement je ne vous conseille pas de réaliser du stock-picking, c’est-à-dire de chercher quelle est la meilleure action sur laquelle investir à un instant t. Par contre, ces données peuvent vous donner des idées de secteurs dans lesquels investir sur le long terme pour disposer d’un portefeuille qui se comportera correctement même par temps de crise.

3. Identifiez les secteurs qui se portent le mieux par temps de crise. Quelles sont les valeurs qui se portent le mieux traditionnellement par temps de crise ? Les secteurs de la santé par exemple, de l’énergie, des télécommunications et des médias. Même si vous réduisez vos dépenses de tous les jours par temps de crise, vous changerez vos lunettes quand vous en aurez besoin. Les secteurs qui souffrent le moins par temps de crise sont ceux proposant des produits de première nécessité et non des produits dont vous pouvez vous passer quand vous êtes inquiets pour l’avenir. D’autre part, les valeurs autour du pétrole et des équipementiers de ce secteur devraient être les premières à redémarrer quand la reprise économique se fera sentir. Notez aussi que traditionnellement les grandes capitalisations ont plus de facilités à traverser une crise que les petites et moyennes capitalisations (appelées small et midcap). Leçon n°3 : Vérifiez dans votre stratégie long terme d’investissement en Bourse que vous êtes suffisamment diversifiés et que vous avez investi aussi sur ces secteurs. Vous passerez plus tranquillement les futures crises.

4. Identifiez les zones géographiques qui se portent le mieux par temps de crise. Vous pourriez imaginer que certaines zones géographiques sont épargnées par la crise ou que certains pays sont mieux armés que d’autres pour en sortir les premiers. Vous ne devez pas perdre de vue non plus que les entreprises du CAC40 réalisent aujourd’hui 70% de leur chiffre d’affaires à l’international. La crise actuelle montre qu’il n’y a globalement pas de place boursière qui soit immunisée. Par exemple, la réserve de change chinoise est investie aux Etats-Unis dans certains actifs toxiques liés aux subprimes. Notez tout de même que la bourse du Ghana a réalisé +50% en 2008, jusqu’à présent, et que les bourses de la Tunisie et de l’Equateur se sont également bien comportées. Ces bourses sont décorrelées car il s’agit de petites places boursières sur lesquelles certains placent, en temps de crise, de relativement grosses sommes. La hausse est alors mécaniquement assurée, mais ces stratégies restent extrêmement risquées. Leçon n°4 : il n’y a pas de zone géographique anti-crise ; il vaut mieux choisir les zones géographiques dans lesquelles vous allez investir en fonction de leur potentiel de croissance.

5. Visez une optique moyen terme. C’est le mot d’ordre pour les boursicoteurs qui suivent les marchés au jour le jour. Puisque les marchés risquent encore de baisser, vous devez vous positionner sur des valeurs qui décolleront dans 12 à 18 mois. La prochaine date très attendue par les marchés est celle de la prise de fonction du nouveau président des Etats-Unis, le 20 janvier 2009. Même si la transition s’organise déjà et que le prochain responsable de la Réserve Fédérale américaine a été nommé. Il faudra du temps pour que les décisions qui seront prises produisent des effets. Leçon n° 5 : même les professionnels de la Bourse reconnaissent que la stratégie d’investissement en Bourse sur le moyen et le long terme est parfois la seule envisageable. Autant l’appliquer tout le temps car les crises sont cycliques.

6. Travaillez sur vos lignes pour limiter la casse. Le conseil est donc d’acheter aujourd’hui avec une optique moyen ou long terme. Mais si vous avez perdu beaucoup avec les baisses successives depuis un an, que conseillent les analystes ? Pour chaque ligne de votre portefeuille, pour chaque action qui a beaucoup perdu, rachetez quand l’opportunité se présente pour profiter des forts rebonds puis revendez avant les fortes baisses qui suivent aujourd’hui sur un marché très volatile. Limitez la casse en profitant de la forte volatilité. Je pense que cela demande beaucoup de travail et une grosse prise de risque. Leçon n°6 : investissez régulièrement sur le long terme et si vous avez eu des pertes avec la crise, achetez maintenant le plus possible à bas prix pour améliorer vos gains sur la durée.

7. Adoptez une stratégie axée sur les dividendes. Les rendements offerts par les actions augmentent virtuellement en période de crise car les cours baissent. Par exemple l’action Pages Jaunes offre actuellement un rendement d'environ 15%. Ce rendement représente le calcul du rapport entre le dividende versé par action et le cours actuel de l'action. Vous devez faire attention aux valeurs endettées que vous trouveriez attractives à cause de leur rendement. D'une part le versement de dividendes n'est jamais assuré, d'autre part certaines sociétés pourraient décider de ne pas payer les dividendes en cash mais en actions. Si vous comptez sur les dividendes pour obtenir des liquidités, recevoir des actions pourrait ne pas vous arranger. Notez aussi qu'actuellement les obligations et les obligations convertibles émises par les entreprises ont un rendement élevé, parfois de 8 à 10% sur 4 ans. Elles permettent aux entreprises d’emprunter directement sur le marché alors quand les banques sont très frileuses. Leçon n°7 : Toutes les classes d’actifs sont touchés par la crise, que ce soit les actions, les obligations ou même l'immobilier.

Mieux connaître le fonctionnement de la Bourse, les motivations et les actions de ses intervenants quotidiens vous permet de mieux affiner votre stratégie de placements sur le long terme afin de réduire vos risques. Il y a aura d’autres crises. Il faut en profiter pour apprendre et mieux les préparer. Avez-vous retiré d'autres leçons de cette crise et des crises boursières précédentes ? Comment voyez-vous les marchés boursiers sur l'année à venir ? Quels secteurs recommanderiez-vous en période de crise ? Souhaitez-vous des explications plus détaillées sur certains points développés dans cet article ?

A lire également :

- 4 stratégies pour que vous investissiez en Bourse
- 3 manières de gérer la crise boursière selon votre profil
- Profitez de la crise financière comme Warren Buffett

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Devenez riche grâce à votre voiture

Par Jean-Jacques Hénin le vendredi 21 novembre 2008 avec 13 commentaire(s)

Votre voiture est probablement votre second poste de dépenses, elle vous coûte énormément. Un des articles du blog ayant généré le plus de commentaires est intitulé «Renouvelez votre voiture à vie en vous constituant un gros capital». Rien de révolutionnaire dans cet article, juste l’idée qu’en dépensant différemment l’argent que vous consacrez à l’achat de votre auto, vous pourriez devenir riche et monter en gamme de voitures au fil des ans. La majorité des commentaires était due au fait que l’exemple proposé était très court. Je vous propose aujourd’hui un exemple beaucoup plus détaillé afin de permettre au plus grand nombre de comprendre comment procéder pour devenir riche grâce à votre voiture.

argent riche banque bourse placement patrimoine pea assurance-vieLa manière classique de financer votre auto vous coûte cher. Pour que les calculs soient simples, imaginons que vous souhaitiez acheter une voiture neuve d’une valeur de 20 000 euros. Comme une majorité de personnes, imaginons aussi que vous souhaitiez revendre votre voiture actuelle pour 10 000 euros et prendre un crédit de 10 000 euros sur 4 ans pour financer le reste. Avec un crédit à 7%, vous devrez payer une mensualité d’environ 240 euros. En procédant ainsi, au bout de 4 ans, vous auriez déboursé 48 mensualités de 240 euros, soit 11 520 euros. Le coût de votre crédit est donc de 1 520 euros. Pour simplifier les calculs, je vous épargne les différents frais supplémentaires qui vous seraient facturés avec votre crédit, comme les frais de dossier, par exemple. Au bout de 4 ans, votre voiture neuve ne vaut plus qu'environ 50% de sa valeur, et donc sur les 11 520 euros que vous avez déboursés, vous ne pouvez récupérer que 5 000 euros. Je sais, personne ne le vous présente jamais comme ça, parce que ça fait mal.

La manière simple de gagner de l'argent avec votre voiture. Au lieu d'utiliser la manière classique de financer votre voiture, cette fois-ci, vous allez conserver votre auto à 10 000 euros et placer la mensualité de remboursement que vous auriez payée, les 240 euros, sur un investissement sécurisé. Un livret A ou le fond en euros de votre contrat d’assurance-vie par exemple. Au lieu de dépenser 10 000 euros dans une voiture qui ne vaudra plus que la moitié de son prix 4 ans plus tard, vous disposez au bout de 4 ans des 11 520 euros correspondants aux 48 mensualités de 240 euros. Mieux, vous avez investi cet argent qui aura fructifié. Admettons que votre placement rapporte 4% par an, ce qui est raisonnable pour un fond en euros, vous disposez en fait au bout de 4 ans de 12 493 euros au lieu de 5 000 euros. Vous avez gagné 7 493 euros de plus, qu'en vous achetant une voiture neuve, sans rien faire et sans risque !

Appliquez ensuite la recette magique des intérêts composés. Au bout de 4 ans, votre voiture a maintenant 8 ans, il est temps de la remplacer. Elle valait 10 000 euros, il y a 4 ans. Une voiture d’occasion décote moins qu’une voiture neuve. Admettons que vous la revendiez 6 000 euros, ce qui paraît raisonnable. Vous achetez cash une nouvelle voiture de 4 ans pour 10 000 euros, équivalente à celle dont vous disposiez déjà. Vous utilisez donc 4 000 euros sur les 12 493 euros dont vous disposez sur votre placement sécurisé. Les 8 493 euros qui restent continuent à produire des intérêts. Les intérêts générés génèrent eux-mêmes d'autres intérêts. Ces 8 493 euros équivalent en fait à 163 euros placés mensuellement pendant 4 ans à 4%. Ce qui revient à dire que sur les 240 euros que vous placez, 163 euros sont placés sur du long terme et 77 euros sont placés pour acheter cash votre prochaine voiture. Vous continuez ensuite à placer 240 euros par mois, comme si vous aviez continué à prendre un crédit de 10 000 euros pour financer votre voiture neuve tous les 4 ans. Si vous effectuez cette opération sur 10 changements de voiture, soit 40 ans, vous disposerez au final de 189 973 euros sur votre placement sécurisé. Sans rien faire. Et vous aurez changé de voiture tous les 4 ans. Curieusement, ces 200 000 euros représentent le montant des 10 voitures que vous auriez acheté en 40 ans avec la méthode classique, et dont il ne vous resterait plus rien.

Si vous souhaitez gagner beaucoup plus d'argent. La meilleure pratique serait de placer l’argent dont vous aurez besoin pour financer votre prochaine voiture sur un placement sécurisé à 4% et de placer l’argent que vous faîtes fructifier sur des fonds indiciels rapportant 10% sur le long terme. Dans notre exemple, sur vos 240 euros mensuels, vous placez 77 euros sur votre placement sécurisé, pour disposer de 4 000 euros de manière certaine tous les 4 ans et vous placez 163 euros sur des fonds indiciels. Au bout de 40 ans, avec un retour de 10% par an, vos 163 euros mensuels se transformeront en 911 921 euros ! Votre voiture de Monsieur ToutLeMonde à 20 000 euros se transforme en près d'un million d’euros. Vous êtes millionnaire sans rien faire et ni sans beaucoup de risques puisque vous investissez sur du long terme.

Adaptez la méthode à vos besoins. Vous pouvez décider de conserver votre voiture au delà de ses 8 ans d’âge et donc gagner encore beaucoup plus que dans l’exemple cité. Vous ne serez pas étonnés de lire, dans l’étude sur les millionnaires américains publiée dans «The Millionaire Next Door», que Thomas Stanley a découvert que les millionnaires achetaient majoritairement cash des voitures d’occasion ayant entre 3 et 5 ans. Certains millionnaires conservent ces voitures jusqu’à ce qu’elles soient bonnes pour la casse. Voilà un des moyens par lequel des gens ordinaires deviennent millionnaires. Mais vous pouvez au contraire décider de consacrer une part plus importante de l’argent que vous avez placé à l’achat de votre véhicule suivant. Vous montez alors en gamme au fil des ans, tout en vous constituant un capital intéressant, mais plus réduit.

Il ne s'agit que d'un exemple que vous devez mettre en musique avec vos données personnelles. La valeur actuelle de revente de votre auto, la valeur de la voiture neuve que vous comptiez acheter, ... Vous disposez normalement maintenant de tous les éléments pour effectuer les calculs vous-mêmes. L’exemple pris vous semble-t-il suffisamment clair ou souhaitez-vous d’autres précisions ? Que vous manque-t-il pour mettre en pratique cette méthode et devenir riche ?

A lire également :

- Renouvelez votre voiture gratuitement à vie en vous constituant un capital
- Gagnez +10% par an grâce à la Bourse
- Dénichez les fonds indiciels de votre assurance-vie
- "The millionaire next door" de Stanley et Danko

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3 manières de gérer la crise boursière selon votre profil

Par Jean-Jacques Hénin le mardi 18 novembre 2008 avec 5 commentaire(s)

« La bourse plonge à nouveau aujourd’hui de 5%, accumulant une baisse de 40% depuis le début de l’année ». Avec ces annonces régulières des médias, êtes-vous vraiment sûr de ne pas devoir tout vendre pour vous mettre à l’abri ? Personne ne sait quand la Bourse remontera. En fait, la question que vous devriez vous poser n’est pas de savoir de combien la Bourse a baissé, sur une année ou au jour le jour, comme vous en informent les médias. Cela ne sert qu’à augmenter votre stress, vous faire « acheter haut et vendre bas » et permettre aux médias de vous vendre de l’information. La vraie question est de savoir combien de temps cela prendra pour revenir au plus haut précédent. La Bourse réussit toujours à dépasser son plus haut historique. A titre d’indication, depuis 1940, les chutes de marché de plus de 30% ont été récupérées, en moyenne, en deux ans. Peut-être que cette fois-ci cela prendra moins de temps, 6 mois seulement. Peut-être que cela sera plus et demandera quelques années. En attendant, après avoir écrit mon point de vue sur l'attitude gagnante à adopter face à la crise, voici, selon votre tranche d'âge, ce que personnellement je ferai avec mon portefeuille aujourd'hui.

bourse placement crédit banque assurancePourquoi investissez-vous en Bourse ? La Bourse est connue pour traverser de manière cyclique des périodes de hausses puis des périodes de baisses. Malgré cela, elle est réputée pour rester le meilleur moyen de vous prémunir contre l’inflation sur le long terme. Les investissements dits « sécurisés » sont intéressants sur le court terme, mais vous protègent mal de l'inflation sur le long terme. L’inflation peut être plus forte que le rendement des placements sécurisés. La première des choses que je vous conseille de faire, en temps normal mais encore plus en temps de crise, est de réduire vos dettes et de développer un fond de précaution suffisant. La seconde est de profiter ensuite des tarifs bas pour placer l'argent dont vous n’avez pas besoin aujourd’hui et qui vous servira dans 5 ans, 10 ou 20 ans.

Si vous avez 20 ans ou la trentaine, investissez tout ce que vous pouvez en Bourse. Les actions étant à un tarif très bas, vous devez en profiter au maximum, sans regarder la valeur de votre portefeuille pendant 10 ans. Au pire, si la Bourse ne remonte pas d'ici 10 ans, il vous restera encore beaucoup de temps devant vous. Entre temps, vous aurez pris des risques calculés avec une très forte chance de gains importants. Tout le contraire de jouer en Bourse. Si vous ne souhaitez pas prendre trop de risques, vous pouvez achetez plus d'actions en conservant votre allocation d'actifs habituelle. En conservant un portefeuille contenant 70% d'actions et 30% de placements sécurisés par exemple. Etant moi-même dans la seconde partie de ma trentaine, c'est ce que je fais actuellement. Je réduis mes dépenses un peu plus, non pas par crainte du lendemain, puisque mon fond de précaution et le financement de mes achats à court et moyen terme est assuré, mais pour acheter plus de fonds en unité de compte, tant que les prix sont aussi bas.

Si vous êtes dans votre quarantaine ou votre cinquantaine, arbitrez votre portefeuille vers les actions. Il existe deux périodes pour arbitrer régulièrement votre portefeuille et en tirer le meilleur parti. Sinon vous agirez sous l'emprise de vos émotions. Soit vous arbitrez à un moment précis de l'année que vous fixez, par exemple à chaque début d'année. Soit vous arbitrez dès qu'un fonds ou une action a pris ou perdu un certain pourcentage, 10% par exemple. Le but est de réduire vos risques, en vendant ce qui a bien marché pour acheter ce qui a mal marché ... et montera demain. Aujourd'hui, les actions ayant chuté, pour garder le même ratio d'actions qu'auparavant, vous vendrez par exemple des parts dans vos fonds sécurisés, qui ont pris mécaniquement trop d'importance dans votre portefeuille, pour acheter des actions ou des parts de fonds en unité de compte. Vous serez très contents de cet arbitrage au moment où vous partirez en retraite. Vous avez largement le temps d'attendre que la Bourse dépasse à nouveau ses plus hauts.

Si vous êtes proches de la retraite ou de votre objectif financier, arbitrez votre portefeuille vers votre allocation habituelle si vous retirez moins de 7% de votre portefeuille par an. Sinon effectuez un arbitrage vers plus de sécurité. Si vous retirez jusque 6% par an sur votre portefeuille boursier, sur le long terme vous n'entamerez pas votre capital. Vous vivez alors avec vos différentes sources de revenus, dont vos dividendes et vos gains en Bourse, les années où vous en avez. Si votre portefeuille est défensif et que vous souhaitez le transmettre à de jeunes héritiers, qui n'attendent pas votre héritage pour vivre, c'est même le bon moment pour arbitrer vers plus d'actions. Si vous prenez plus de 7% sur votre portefeuille chaque année pour vivre, la crise va grandement le diminuer, et la première chose à faire serait de réduire vos dépenses. Si cette réduction de vos dépenses ne suffit pas, cela signifie que votre allocation d'actifs était trop agressive dès le départ et que vous devez arbitrer votre portefeuille vers plus de sécurité.

Comme le rappelait récemment un lecteur dans un commentaire, n'oubliez jamais que les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Voilà ce que je ferais si j'étais dans telle ou telle situation dans cette crise boursière. Mais n'oubliez jamais de prendre plusieurs avis et de choisir ce que vous comprenez et qui vous semble le plus rempli de bon sens. Si vous n'êtes pas certains d'avoir compris certains points, n'hésitez pas à poser des questions au travers de commentaires. Quelle attitude avez-vous adopter face à cette crise ? Pensez-vous que ce soit le bon moment pour acheter ?

A lire également :

- L'attitude gagnante face à la crise boursière
- Construisez votre fond de précaution automatiquement
- Sortez de vos dettes par effet boule de neige
- Commettez-vous ces erreurs avec l'inflation ?

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Gérez vos achats en Bourse comme Rob Bennett

Par Jean-Jacques Hénin le mardi 11 novembre 2008 avec 0 commentaire(s)

Comment appliquer concrètement la méthode de Rob Bennett ? C'est la question posée par un lecteur dans un commentaire sur l'article "Gagnez encore plus avec vos fonds indiciels". Investir votre argent régulièrement sur des fonds indiciels vous permet d'obtenir les performances de la Bourse avec des frais et des risques réduits. Mais la Bourse ne monte pas toujours, elle peut baisser rapidement sur le court terme. Rob Bennett propose une méthode intitulée "Valuation-Informed Indexing" qui consiste à ne plus investir en Bourse, et même à revendre 25% de vos actifs, dès que la Bourse monte de trop. Vous disposerez alors d'une réserve de cash, lorsque la Bourse sera tombée, pour acheter au plus bas des actions. Vous perdez moins quand la Bourse chute et vous gagnez plus quand elle remonte. Comment appliquer cette méthode concrètement ? Quels indicateurs utiliser pour détecter que la Bourse monte de trop ? Quels sont les risques de cette méthode ?

Appliquez la méthode de Bennett sur votre portefeuille. Que vous possédiez des fonds indiciels, des actions, des FCP ou des sicavs dans votre portefeuille, la méthode est la même. Vous achetez régulièrement vos actifs boursiers préférés, tant que l'indicateur choisi ne dépasse pas un certain seuil. Rob Bennett recommande comme indicateur le P/E10, c'est-à-dire le ratio entre la valeur du cours de l'actif et les divendes qu'il génère, analysés sur les dix dernières années. Concrètement un P/E10 de 20 signifie que vous payez 20 euros pour chaque euro de dividendes que les compagnies inclues dans le fond vous reversent. En d'autres termes, en 20 années, les dividendes générées vous auront remboursé de votre placement. Vous pouvez aussi considérer que le rendement de votre actif boursier est de 1/(P/E10), soit de 5% si le P/E10 est de 20. Rob Bennett conseille d'acheter tant que le P/E10 est inférieur à 20. Lorsque cet indicateur dépasse 20, vous vendez 25% de vos actifs boursiers, que vous placez sur un placement sécurisé. Par exemple sur votre fond en euros. Tant que le P/E10 est au dessus de 20, vous placez les mois suivants l'argent que vous auriez investi en Bourse sur votre placement sécurisé. Sur votre fond en euros dans notre exemple. Quand la Bourse aura chuté, vous achetez chaque mois à nouveau vos actifs boursiers habituels. Vous profitez également du cash que vous avez cumulé sur votre fond en euros les mois précédents pour acheter à bas prix un nombre important de vos actifs boursiers favoris. C'est ce que vient de réaliser récemment Warren Buffett pour ses placements personnels. Rob Bennett considère que vous pouvez le faire quand l'indicateur P/E10 est redescendu entre 14 et 16, par exemple.

Connaissez les risques de la méthode. Je vois plusieurs risques avec la méthode de Bennett. Tout d'abord, si vous regardez l'historique du P/E10 sur le S&P500, l'indice des 500 plus grosses valorisations de la Bourse américaine, vous constatez qu'il est au dessus de 20 depuis décembre 1994. Après la crise financière que nous venons de connaître, cet indicateur était en août 2008 à 20,67. Il faut remonter à 1989 pour que cet indicateur soit entre 14 et 16. Autrement dit, depuis presque 20 ans, vous n'auriez pas investi sur le S&P500 si vous suiviez à la lettre la méthode de Rob Bennett. Or le S&P500 a gagné, entre autres performances, +20% en 2006 et +24% en 2004. Si vous arrêtez d'acheter lorsque le P/E10 est à 20, vous perdez de fabuleuses opportunités de gains. Le P/E10 n'était pas redescendu assez bas suite à la crise des valeurs technologiques au début des années 2000 par exemple pour que vous ayez investi en Bourse depuis. Vous risquez de ne rien avoir investi du tout en Bourse depuis 1989 en suivant la méthode de Bennett. A vous de décider si les valeurs retenues sont les bonnes ou si vous pouvez prendre plus de risques et retenir d'autres valeurs de l"indicateur qui vous conviennent plus.

Dénichez l'indicateur P/E10. L'indicateur P/E10 est difficile à trouver pour tous les fonds existants. Il est recommandé par quelques analystes réputés, mais pour l'investisseur particulier l'information n'est pas facile à trouver. Sur le site de MorningStar par exemple, vous trouvez le ratio cours sur bénéfices, qui correspond au P/E1, donc sur une année. Vous ne le trouvez pas, à ma connaissance, sur 10 dix ans. Le P/E1 est un indicateur à court terme, alors que vous souhaitez conserver vos fonds sur la durée. Soit l'indicateur P/E10 vous paraît être le bon et votre intermédiaire financier peut vous le fournir, soit vous devez en trouver un autre. Vous adaptez alors la méthode de Rob Bennett à vos besoins particuliers.

La méthode proposée par Rob Bennett est intéressante. Elle vous permet à priori d'obtenir moins de pertes lorsque les marchés s'effondrent et de disposer de liquidités plus importantes pour acheter lorsque les prix sont au plus bas. Sa réussite repose sur le choix du bon indicateur et des bonnes valeurs à surveiller. Vous ne devez pas laisser votre feeling, c'est-à-dire vos émotions, guider vos achats. Vous pouvez prendre le temps de peaufiner la méthode de Rob Bennett pour vos propres besoins, en choisissant l'indicateur et les valeurs associées qui vous semblent les plus pertinents. Vous pouvez aussi décider que vous avez mieux à faire de votre temps et accepter de n'obtenir que la performance du marché, qui est déjà intéressante sur le long terme, en investissant chaque mois en Bourse quoiqu'il arrive.

Appliquez-vous la méthode de Rob Bennett ou une méthode similaire ? Quel indicateur utilisez-vous ? Sur quels critères déciderez-vous d'arrêter d'investir en Bourse ? Quel pourcentage de vos actifs vendrez-vous alors ? Dans le cas contraire, qu'est-ce-qui vous retient d'utiliser une telle méthode ?

A lire également :
- Gagnez encore plus avec vos fonds indiciels
- Assurance-vie ou PEA : le match
- Différenciez fond en unité de compte et fond en euros
- Profitez de la crise financière comme Warren Buffett

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4 stratégies pour que vous investissiez en Bourse

Par Jean-Jacques Hénin le jeudi 6 novembre 2008 avec 5 commentaire(s)

Connaissez-vous les différentes stratégies possibles pour faire fructifier vos économies en Bourse ? Si investir en Bourse est reconnu pour être l’investissement vous rapportant les plus gros gains sur la durée, vous savez aussi que la Bourse est risquée. Vos gains ne sont pas assurés. Plus vous connaissez la Bourse, plus vous acquérez de l’expérience, et mieux vous maîtriserez ces risques. Si vous vous brûlez les ailes trop tôt, si vous perdez beaucoup en Bourse, vous risquez de vous en éloigner à jamais. C’est pourquoi il est important que vous connaissiez les différentes stratégies possibles pour savoir laquelle appliquer selon vos objectifs, votre expérience et le temps que vous souhaitez y consacrer. Voici au moins quatre stratégies que vous pouvez adopter. Elles sont présentées de la plus prudente à la plus risquée, de mon point de vue.

banque bourse pea assurance-vie placements patrimoine actions1. Investissez mensuellement sur des fonds indiciels ou des trackers. Pour mettre en œuvre cette première stratégie, vous mettez de côté chaque mois une somme que vous placez automatiquement sur des fonds indiciels. Vous devez l’appliquer sur le long terme, 10, 20 ou 30 ans de manière à ne pas craindre les mouvements quotidiens de la Bourse. Sur la durée, vous continuez à acheter les mêmes indices et vos gains augmentent. Cette stratégie ne vous demande pas beaucoup de votre temps : vous avez besoin de comprendre 20% de la Bourse pour en retirer 80% des bénéfices. C’est la méthode que je préconise le plus souvent au travers des articles du blog car, à mon avis, c’est la meilleure pour le plus grand nombre. La difficulté peut être de trouver les fonds indiciels sur votre contrat d’assurance-vie ou votre PEA. Mais il existe aujourd’hui environ 300 fonds indiciels accessibles en France, que vous pouvez acheter via un compte titres par exemple. Vous pouvez donc facilement reproduire pour vos placements les performances du CAC40.

2. Investissez mensuellement sur des fonds ou des actions. Cette seconde méthode est la même que la première, sauf que vous n’achetez pas des indices de places boursières, mais directement des actions ou des fonds, dont le gérant choisit des actions à votre place. Votre but clairement est de faire mieux que les indices. Comme 80% des fonds, sur la durée, ne font pas mieux que leur indice de référence, vous devrez consacrer du temps pour choisir les meilleurs fonds ou les meilleures actions. Vous devrez choisir les secteurs ou les zones géographiques prometteurs selon vous pour les années à venir. Les zones à fort potentiel changent avec le temps, vous devrez donc probablement changer de fonds de temps en temps. Vous prenez plus de risques en espérant un gain plus important qu'avec des fonds indiciels. Aujourd’hui, il y a environ 10 000 fonds accessibles en France. Si vous disposez déjà d’un contrat d’assurance-vie ou d’un PEA, ils ne vous permettent peut-être pas l'accès à des fonds indiciels, mais vous avez accès à ces fonds parmi lesquels il vous faut choisir.

3. Investissez en tenant compte de la valorisation. Cette troisième méthode a fait l’objet d’un récent article intitulé « Gagnez encore plus avec vos fonds indiciels ». Comme je l’ai indiqué dans cet article, vous pouvez l’appliquer avec des fonds indiciels, mais aussi avec des trackers, des actions achetées directement ou avec des fonds. Il ne s’agit pas de faire du « time-to-market », de tenter d’être sur le marché au bon moment, pour réaliser des coups au jour le jour ou d’un mois sur l’autre. Il s’agit de détecter les grands mouvements de hausses et de baisses, qui sont cycliques et se déroulent sur des années. L’idée est toute simple. Afin de vous retrouver avec une somme importante à investir quand le marché est en crise, au plus bas, pour profiter des bonnes affaires, vous arrêtez d’investir en Bourse dès que le marché est trop haut, pour vous constituer un capital en cash à investir quand le marché aura chuté. La difficulté pour vous consistera à décider quand le marché sera trop haut et quand il est trop bas. Cette méthode est plus risquée que les deux premières, elle n’est donc pas pour tout le monde, loin de là. Elle peut vous permettre de gagner encore plus, car vous achèterez plus de fonds à très bas coût, au lieu d’acheter tout le temps. Je vous conseille d’être à l’aise avec une des deux premières méthodes avant de passer à celle-ci.

4. Investissez en « time-to-market ». Cette quatrième méthode consiste à attendre que le marché soit favorable pour investir. Elle consiste à détecter les actions ou fonds dont le potentiel vous semble important à court terme. Vous achetez et revendez dans la journée, au bout de quelques jours ou de quelques semaines. Vous ne gardez pas vos fonds ou vos actions sur des années. Vous tentez de reproduire des gains importants sur le court terme avec d’autres fonds et actions. Pour ne pas vous tromper trop souvent, et donc générer des bénéfices rapides, vous devez suivre le marché tous les jours, vous devez avoir suffisamment d’expérience ainsi que de la chance, car nul ne sait où ira le marché demain, pour que vos gains se reproduisent. Certains en font leur métier et sont payés pour prendre de tels risques et gérer le stress important qui l’accompagne. Ce n’est pas la méthode que je vous conseille, à moins que le Bourse ne soit votre passion. Si la Bourse vous passionne, vous pouvez vous lancer dans cette méthode, peut-être en passant d’abord par les précédentes, parce qu’une passion vous permettra d’investir le temps et l’argent nécessaires pour devenir bon dans votre domaine.

Connaissez-vous d’autres stratégies pour investir en Bourse ? Laquelle appliquez-vous ? Pourquoi pensez-vous qu’il s’agisse de la meilleure stratégie dans votre cas ? Aimeriez-vous recevoir plus d’explications sur une stratégie particulière ?

A lire également :

- Gagnez encore plus avec vos fonds indiciels
- Qui d'autre veut savoir comment choisir les meilleurs fonds ?
- Comment juger un fond en 5 minutes comme un trader
- L'attitude gagnante face à la crise boursière

Crédit photo : paul goyette
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Gagnez encore plus avec vos fonds indiciels

Par Jean-Jacques Hénin le mardi 4 novembre 2008 avec 7 commentaire(s)

Investissez-vous dans des fonds indiciels pour financer vos projets personnels à long terme ? Pour financer votre retraite ou développer votre patrimoine, par exemple ? Si vous êtes un fidèle lecteur, vous le savez déjà, les fonds indiciels vous permettent de minimiser vos risques, en vous apportant une diversification de fait, de payer des frais parmi les moins élevés, de consacrer un minimum de temps à vos investissements et surtout d'obtenir une performance que 80% des fonds n'arriveront pas à battre sur la durée. C'est parfait si vous n'y connaissez rien et ne souhaitez pas investir beaucoup de votre temps pour apprendre la Bourse. Investir chaque mois sur des fonds indiciels est une bonne méthode pour devenir riche sur la durée. Et s'il existait une méthode vous permettant de devenir riche plus rapidement, en gagnant quelques années, et en bénéficiant toujours des avantages des fonds indiciels ?

bourse placements epargne banque pea assurance-vieLes fonds indiciels sont victimes de leur succès. Avec tous les avantages dont ils disposent, les fonds indiciels remportent un gros succès. Nous en disposons d'environ 300 accessibles aujourd'hui en France. Trop d’achats sur ces fonds indiciels génèrent des impacts sur les marchés financiers. Quand la Bourse monte et que beaucoup de monde achète les indices au lieu d'acheter des actions en direct, ces indices atteignent des sommets encore plus élevés. Quand tout le monde revend ces indices, en période de crise financière par exemple, ils descendent encore plus bas que si ces personnes avaient achetés d'autres fonds. Le succès remporté par les fonds indiciels leur donne une plus grande volatilité. Les hauts et les bas observés sont plus importants. Le risque pour vous en tant qu'investisseur est plus élevé. Cela ne veut pas dire que vous ne devez plus acheter de fonds indiciels, mais peut-être que vous pouvez les utiliser différemment, plus intelligemment. Pour obtenir plus de performance.

La valeur d’achat de vos actions a de l’importance. Vous avez probablement appris sur ce blog qu’une bonne stratégie consiste à investir régulièrement sur des fonds, tous les mois si possible, sur le long terme. Sans vous soucier de savoir si le marché monte ou baisse. Quand le marché monte, vous gagnez de l’argent, quand il baisse, vous achetez à pas cher. Comme vous investissez sur le long terme, pour plusieurs dizaines d’années, les mouvements des marchés au quotidien ont peu d’importance pour vous. Sur le long terme, 20 ou 30 ans par exemple, vous êtes certains d’obtenir des gains intéressants. Il est normal que la Bourse monte et baisse à court terme, ce qui importe est la tendance sur le long terme. Tout cela reste vrai. Mais vous observez aussi que plus vous achetez votre fond indiciel bas, plus votre potentiel de gain est incroyable. Quand vous achetez au plus haut, vos perspectives de gains ne sont pas exceptionnelles. La baisse qui va suivre puis la hausse que vous devez attendre prendront des années avant de vous générer des bénéfices. Quand les actions sont au plus haut, il serait peut-être plus intéressant d'investir votre placement mensuel sur un produit sécurisé et non sur vos fonds indiciels. Vous disposeriez alors de liquidités importantes quand les marchés seront au plus bas. Vous pourriez profitez pleinement des bonnes affaires.

Soyez sur le marché au bon moment. En investissant tous les mois sur des fonds indiciels, vous ne constituez pas de liquidités pour pouvoir acheter beaucoup quand les prix sur les marchés boursiers se seront effondrés. Vous en êtes réduits à attendre patiemment que les cours remontent sans pouvoir vraiment profiter des prix bas des marchés financiers. Vous avez appris en lisant certains articles de ce blog que tenter d’acheter, puis de revendre, des actions au bon moment est une stratégie qui ne marche pas. Les marchés boursiers sont imprévisibles. Autant jouer au loto. Faire du « time to market » est trop risqué pour être rentable … sur le court terme. Par contre sur le long terme, il vaut mieux disposer de liquidités pour acheter des actions ou des fonds lorsque le marché est bas, comme en ce moment. Quand les marchés sont au plus haut, les possibilités de gains sur le long terme deviennent plus faibles. Même si les médias ne vous parlent que des gains fabuleux qui viennent d’être réalisés et que tout votre entourage se décide enfin, mais trop tard, à acheter des actions.

Une méthode pour gagner plus avec les fonds indiciels. En analysant tous les constats développés plus hauts, il apparaît que vous pourriez augmenter vos gains en arrêtant de placer de l'argent sur les fonds indiciels dès que vous détectez que les marchés boursiers sont trop hauts. Vous mettez alors votre argent sur un placement sécurisé de type Livret A, ou sur le fond en euros de votre contrat d'assurance-vie par exemple, en attendant que les marchés s'effondrent. La baisse ne tardera jamais quand les marchés sont trop hauts et que tout le monde se met à acheter pour profiter des hausses enregistrées. Vous vous constituez un capital liquide avec lequel vous pourrez achetez beaucoup plus de fonds indiciels lorsque les marchés seront très bas, comme aujourd'hui. Vos gains sur le long terme seront alors bien plus importants que si vous aviez placé chaque mois religieusement cet argent sur vos fonds indiciels. Pour booster encore plus vos performances, vous pouvez également baisser de 25%, par exemple, la part de fonds indiciels dans votre portefeuille lorsque vous détectez que les actions sont au plus haut. Vous mettez ces 25% sur votre fond en euros aussi. Plus tard vous augmentez de 25% la part des fonds indiciels dans votre patrimoine, quand les marchés sont au plus bas, en utilisant l'argent disponible sur votre fond en euros.

Comment savoir que les marchés sont au plus haut. Une première méthode pour savoir que les marchés sont au plus haut consiste simplement à écouter les analystes financiers et économiques. En suivant les actualités et votre portefeuille, vous pouvez détecter que les marchés sont en hausse depuis quelques années, que les actions sont côtées beaucoup plus que leurs sous-jacents (action surcôtée par rapport au potentiel de l'entreprise) et que cela ne pourra pas durer. Cela reste du feeling et vous pouvez vous tromper. Or une des règles d'or pour gérer vos finances est de ne pas laisser vos sentiments prendre le commandement de votre portefeuille. Certains, comme Rob Bennett, vous proposent de suivre des indicateurs pour décider, sans laisser de place aux sentiments, du moment où vous devez arrêter d'investir dans les fonds indiciels. La méthode développée par Rob Bennett s'appelle "Valuation-Informed Indexing". L'indicateur utilisée par cette méthode est la ratio cours/bénéfices sur dix ans (abrégé en P/E10 et aussi appelé price-earnings ratio sur 10 ans). Lorsqu'il dépasse 20, Rob Bennett considère que les cours sont au plus haut. Vous réduisez alors votre part de fonds indiciels de 25%, par exemple, que vous mettez sur votre fond en euros en attendant la baisse. Les mois suivants, vos placements mensuels vont eux aussi sur votre fond en euros. Quand le P/E10 revient à la normale, soit 14 ou 15 d'après Rob Bennett, vous pouvez acheter des fonds indiciels à bas prix avec les liquidités que vous vous êtes constituées.

La méthode consistant à investir mensuellement sur des fonds indiciels est une méthode qui fonctionne bien. Vous pouvez encore augmenter vos gains en générant des liquidités quand les marchés sont au plus haut, en prévision de la future baisse. Vous pourrez alors acheter plus de fonds indiciels à prix bas. Cette méthode vous demande plus de votre temps pour suivre votre portefeuille et de connaître un peu mieux la Bourse. Elle fonctionne si vous achetez des fonds indiciels, mais aussi si vous achetez des actions, des sicav, des FCP, ... A votre avis vaut-elle le coup d'être tentée ? En aviez-vous déjà entendu parler ? Investissez-vous sur les fonds indiciels ? Quels sont les éléments qui vous manqueraient pour appliquer cette méthode ?

A lire également :

- Dénichez les fonds indiciels de votre assurance-vie
- Pourquoi les fonds indiciels vous rapportent autant ?
- Comment bien choisir vos fonds

Crédit photo : emdot
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