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Une méthode pour que vous deveniez financièrement indépendant à 50 ans

Par Jean-Jacques Hénin le mardi 16 juin 2009 avec 24 commentaire(s)

Note de l'éditeur : cet article a été rédigé par FXavier, auteur invité et fidèle lecteur de PlusRiches.fr, que je remercie. Son précédent article publié sur ce blog, il y a quelques semaines, était intitulé "Et si vous habitiez chez votre locataire ?"

J’ai expliqué dans mon propos précédent qu’un objectif important pour moi est de devenir indépendant financièrement. En prenant de l’âge, je souhaite ne pas rester sous la dépendance de mon employeur. A 50 ans, il me trouvera peut-être en dehors du coup, ou inefficace, ou encore trop vieux pour son image. Si je suis licencié, je ne veux pas être obligé de mendier dans les cabinets RH, ou de refuser des offres parce que celles-ci sont en dessous de mon salaire précédent donc insuffisantes pour mon train de vie. D’autre part, dans mon travail, je veux garder la possibilité de dire « non » sans arrière pensée personnelle : pouvoir ne pas appliquer des consignes que je ne partage pas sans craindre pour mon emploi. C’est ce que Maslow expliquait avec sa pyramide : pour bien travailler, il faut au minimum être sûr de se nourrir.

methode finances independant argent riche credit immobilier strategieJ’ai 33 ans et ma stratégie passe en partie par l’immobilier. Je pense que c’est un investissement qui peut maintenir sa valeur, sur le long terme, comme c’est le cas de la terre agricole généralement. Mais les revenus de la terre sont plus faibles, plus aléatoires, moins accessibles (SAFER, il faut être dans le milieu, informé). L’immobilier est plus sûr que de l’argent placé, ce dernier peut vite être dévalué ou s’envoler avec l’établissement qui le fait fructifier. L’immobilier peut aussi s’envisager comme un moyen relativement rémunérateur, avec une gestion pas trop lourde si on limite le nombre d’investissements ou que l’on décide d'en déléguer la gestion. Les loyers sont revalorisés en fonction de l’inflation. Il y a aussi la possibilité de compter sur des plus-values : le raisonnement étant à l’échelle d’une vie, on a le temps de saisir les moments de hausse. Les plus-values sont défiscalisées après 10 ans de possession.

J’ai fait mon plan de trésorerie. J‘ai placé en ligne les années et mon âge et en colonnes, mes ressources (salaire, retraite, revenus immobiliers, intérêts des placements), les sorties d’argent (dépenses quotidiennes, loisirs, investissements, impôts), et des colonnes indicatives comme le montant des économies placées, le poids des mensualités des emprunts, et la capacité d’endettement maximum restante. Voici un résumé de mon scénario :

- 2005 : j’ai acheté mon 1er appartement (voir l’article "Et si vous habitiez chez votre locataire ?") emprunté sur 20 ans. Transaction complète (agence, notaire) : 166 000 € pour un 4 pièces en plein centre ville, quartier historique. Apport de 50 000 €. 1er palier de 4 ans à 1200 € / mois, puis 16 ans à 700 €. Valeur locative : 750 € / mois. Rendement net après impôts (sans travaux) : 2.7 %.

- 2010 : j’achèterais le second (j’ai choisi Paris car mon amie devra y résider 2 ans à partir de cette date) emprunté sur 20 ans. Transaction complète estimée : 177 000 € pour un 2 pièces d’environ 20 m2. Apport 50 000 €. 1er palier de 2 ans de 1700 € / mois, puis 18 ans à 600 €. Valeur locative estimée : 650 € / mois. Rendement net après impôts (sans travaux) : 1.9 %.

- 2012 : par une avance, j’aiderais mon amie à acheter son appartement (futur travail dans une autre capitale), emprunt sur 20 ans auquel je ne participe pas. Mon apport sera de 40 000 €.

- 2013 : nous achèterions notre logement pour vivre (c‘est celui-ci qu’on revendra en cas de déménagement mais le but est de le conserver comme lieu de base pour longtemps). J’envisage environ 250 000 € pour une maison à la campagne avec un emprunt sur 25 ans. Je ne pense pas acheter quelque chose de plus cher car je trouve qu’une telle somme est à la limite du déraisonnable. Il vaut mieux désormais garder son argent pour du pouvoir d’achat « d’aujourd’hui » ; en effet, le pourvoir d’achat « à venir », je l’aurais déjà préparé pendant les dix années précédentes. Cela fait 1400 € / mois de mensualité. De toute façon, avec cette mensualité, je suis à mon maximum car je compte aussi 170 € d’effort mensuel pour le 1er appartement, et 340 € pour celui à Paris. Les loyers étant proches des mensualités d’emprunt, lorsque je retire les impôts locatifs, j’arrive à cet apport moyen sur la durée de l’emprunt. Au début, l’effort est plus faible (plus d’intérêts déductibles des impôts), puis augmente (on peut réduire l’impôt en effectuant des travaux qui sont déductibles).

Pour chaque investissement, j’ai décidé de maximiser mes remboursements d’emprunt pendant la période où nous les habitons nous-mêmes. Ce sont aussi des achats raisonnés et à la mesure de la valeur de la location : il faut que la mensualité soit proche du loyer perçu. Seule la maison de vie est un peu moins réfléchie mais tout à fait raisonnable par rapport à ce qu’on aurait pu dépenser en cumulant nos 2 salaires.

En 2015, j’ai positionné un achat plaisir : une belle voiture sportive prestigieuse achetée d’occasion à bon prix et qui ne décôtera pas trop (ça mériterait aussi un article !)

A propos de mes revenus, je n’ai pas mis d’augmentation de salaire basée sur l’inflation. Je tiens à faire tous mes calculs en valeur courante. En effet, les loyers sont de toute façon revalorisés selon l’inflation, idem pour le salaire ; il n’est donc pas nécessaire de compliquer les calculs et d’ajouter des incertitudes qui pourraient rendre trop optimistes les scénarii. Je me suis mis tout de même sur l’ensemble de ma carrière : +7% sur mon salaire en 2013 et encore +7 % en 2017.

La première chose qui m’a surprise est la suivante : le plus dur n’est pas de financer ma retraite. J’évalue pourtant cette retraite de façon plutôt pessimiste : 15 K€ nets par an à partir de 65 ans ; c’est une hypothèse que je n’ai pas encore pris le temps d’estimer, c’est moins du quart de mon salaire net actuel. Comme je compte quitter mon emploi vers la cinquantaine, je préfère prendre une hypothèse prudente. L’emprunt de mon 1er achat se terminera en 2025, à 50 ans ; celui de Paris à 55 ans, et celui de la résidence principale à 63 ans. Ainsi les loyers (8 600 €/an) deviennent des revenus et me donneront l’équivalent de la moitié de ma future retraite dès 55 ans.

Il y aura un moment difficile vers 2010 et 2011. En prenant 33% comme taux maximum d’endettement, j’ai des mensualités qui sont 200 € supérieures à ce que me permet mon salaire. On verra ce qui peut-être fait à ce moment-là, il faudra peut-être retarder un achat d’un an (le temps d’augmenter l’apport initial) ou espérer que la bourse reprenne fortement (j’ai placé une bonne somme d’argent vers les plus bas moments, fin 2008) mais j’ai peur qu’il faille attendre 2011 (voire plus) pour les marchés financiers reprennent fortement.

En fait, le plus dur, c’est justement d’être indépendant à 50 ans ! Je souhaite conserver le même revenu, les mêmes dépenses, il faut donc que je finance 15 années de revenu en roue libre jusqu’à l’âge de la retraite. Les calculs me disent en fait que ce n’est possible qu’à partir de 55 ans. A cet âge, je peux choisir d’arrêter de travailler ou de continuer comme bon me semble. C’est 5 ans de plus que ce que je souhaite. J’ai probablement trop attendu avant de me lancer dans mes investissements. Mais je sais aussi qu’avant j’aurais fait les mauvais choix (achat d’un studio par exemple), j’aurais gâché de l’argent ou de la capacité d’endettement…

Je passe par un point bas en liquidité à 64 ans et qui se stabilise. Sachant que j’ai évalué le même train de vie en retraite que celui que j’ai actuellement. Je pense même qu’un retraité relativement âgé dépense moins qu’un actif ; je reste toutefois prudent, une fois de plus. En cas de maison de retraite, je pourrais puiser dans cette somme ou revendre des biens.

J’espère que cette perspective va vous inciter à imaginer votre avenir. Cette relative rigueur dans la gestion du présent m’apportera à l’avenir encore plus de liberté. A l’ombre de mes 55 ans, je serai libre de dire « merde », de créer mon activité peut-être, de me consacrer à des associations, à mes parents. A chacun d’imaginer ce qu’il veut devenir ...

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Crédit photo : bradipo
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24 commentaire(s) sur cet article :


Anonymous Cedric, le 17 juin 2009 08:21 :  

Article intérréssant.
La rantabilité est très faible, c'est par ce que tu vas en partie vivre dans les appartements?

J'aime bien l'idée de l'achat plaisir avec une voiture de sport :)

Anonymous Le Tribulateur, le 17 juin 2009 09:09 :  

Article très intéressant.

Petite précision cependant: les plus-values immobilières sont défiscalisables au bout de 15 ans de détention et non pas 10. Avec comme principe un abattement de 10% par année de détention après 5 ans de détention.

Blogger Benjamin, le 17 juin 2009 10:23 :  

Bonjour,
Comme tous le monde le sait, la vie n'est pas un long fleuve tranquille (bien que je vous le souhaite :p). Mais j'ai une question pour vous : Avez vous prévu l'imprévu ?

En voici quelques exemple :

Votre compagne vous quitte (le matcho en moi me demande si c'est pas mieux pour les finances d'un homme :)

Vous devenez tétraplégique après un accident de voiture (de sport par exemple)

Vous avez des enfants

Vous avez des enfants et votre bon coeur vous pousse à les installer (oui, oui, je connais des parents qui le font)

La crise touche subitement votre branche

Comme vous le savez, cette prévision s'articule autour d'une corde raide qu'il faut franchir selon moi. Mais dans un optimisme parfait, elle pourrait être très intéressante.

Donc, avez vous fait des prévisions dans ce sens la ? Avez vous minimisé les risques ? En avez vous considéré un pour pouvoir l'absorber dans votre simulation ?

Très bon post en passant.

Merci

Blogger ghislain, le 17 juin 2009 10:48 :  

Ah le mirage de l'immobilier...

Dans votre rendement net (qui est faible cela dit en passant / aux risques pris), est-ce que vs prenez en compte les charges afférentes au propriétaire comme la taxe foncière et les charges diverses de l'immeuble (surtout si c'est pour du long terme)?

N'oubliez pas non plus d'estimer les impayés de loyer ou les mois non loués (ou le prix d'une assurance pour cela).

Vous précisez "sans travaux", mais je ne vois pas comment on peut exclure ce poste de dépense dans un investissement immobilier long terme.

Vous ne parlez pas non plus du coût du crédit, ni de votre taux d'endettement aux différentes périodes de votre plan.

Quant aux loyers qui augmentent éternellement (l'inflation est à 0 ou négative en ce moment non?), à la plus value revente alors que vous achetez au sommet de la plus grosse bulle immobilière de l'histoire... Je ne préfère pas commenter.

On peut ne pas avoir le même avis sur l'avenir du secteur immobilier, mais quoiqu'il en soit, un investissement lourd comme vous le prévoyez ne se prend pas à la légère or il me semble que vous oubliez quelques points primordiaux et que vous ne prévoyez que le "best case scenario".

Un point qui m'étonne vu la teneur de l'article, vous ne faîtes pas de défiscalisation?

Anonymous Anonyme, le 17 juin 2009 13:43 :  

Possédant 2 vieilles maisons (1910 et 1920), je dois prévoir chaque année entre 33 et 50% du loyer pour réparation. L'Etat me prend min. 25% de ce que mes locataires veulent payer (chômage,faillite, maladie, divorce, enfant dans le besoin, suicide, etc...). Louer est facile mais trouver des locataires fiables devient de plus en plus difficile. Je ne fais plus de bénéfice depuis des années. En période de crise l'hypothétique valeur de revente me semble bien maigre. J'attends une éventuelle reprise afin de vendre.

Anonymous Anonyme, le 17 juin 2009 14:19 :  

Beau point vue...néanmoins : licenciement, rupture affective et crise économique sont des facteurs nettement moins aléatoireS SURTOUT SUR 20 ANS.en vous souhaitant de reussir !

Anonymous Anonyme, le 17 juin 2009 22:37 :  

Juste un truc aussi Frigitt prévoit une baisse de 30 % en 3 ans.

Et franchement j'y crois

du coup, je vous inciterais à louer en 2010 un appartement et de réaliser 2 achats locatifs en 2012.

Cordialement

Anonymous FXavier, le 17 juin 2009 22:39 :  

Je vais essayer de répondre à chacun des points évoqués.

- Les rendements sont nets après toutes taxes (foncières y compris), impôts sur le revenu (donc fortement liés à mon niveau d'imposition actuel, je suis célibataire) et charges liées à l'immeuble. Je n'ai rien prévu en travaux. En effet, ça mériterait d'être affiné. Par contre, j'achète des appartements rénovés de fond en comble car je ne veux pas m'ennuyer avec les travaux (je n'ai ni le temps, ni les capacités, ni la volonté). J'espère donc avoir peu de travaux les 10 premières années après l'achat.

- En effet, je n'ai pas mis d'impayés ou de mois non loués. Mais j'ai sous-estimé le prix de la location. Dans mon 1er achat, je loue l'appartement 750 €. Je sais qu'il aurait pu être loué 850 € (je compare avec des appartement similaires dans le même immeuble). Je ne souhaite pas passer du temps en gestion, il faut donc que mon locataire reste longtemps. De plus, les achats ne sont pas des studios: T4 donc une famille qui s'agrandit peut y rester. Sur Paris, ce serait un T2 assez grand pour y vivre à 2 personnes ou s'en servir comme bureau - habitation.

- Les crédits sont calculés avec des taux de 5 %.

- Les taux d'endettement sont à 33 % au maximum (sauf l'année dont j'ai parlée).

- Les loyers ne sont pas revalorisés, ni mon salaires, ni les coûts. Comment faire moins optimiste?

- Je parle de plus-value éventuelle à la revente. Ce n'est pas l'objectif, car à aucun moment, je revends. Je pense juste qu'il faudra à l'avenir, durant ma retraite, savoir saisir un haut du marché si j'ai besoin de liquide.

- Je ne parle pas défiscalisation car ça réduit éventuellement mon choix dans les projets (neuf/ancien, 1er location, voire impossibilité d'y habiter avant, éventualité d'être non résident fiscal). Ma situation personnelle peut aussi évoluer: mariage par exemple, enfant.

- En cas d'accident personnel, de crise, ou encore de non-paiement des locations, on est dans l'imprévisible. Il faut pourtant en tenir compte et se sécuriser un peu. A partir de 45 ans, j'ai de très grosses sommes de côté car vous souvenez que je dois financer environ 10 ans sans travailler (entre 55 et 65 ans). Dans ces cas, une solution pourrait être de réduire cette période en travaillant plus longtemps. Certes il reste une infinité de cas de 'crise' mais j'ai cet argent liquide comme 'sécurité'. Avez-vous une autre idée pour mieux me garantir?

- Concernant le mariage, je ne tiens pas compte des revenus de ma compagne, il y a donc, en principe, de la marge pour des coûts non attendus (bébé ou autres). Pour les enfants, un appartement pourra éventuellement servir pour leurs études. Comme je ne dépasse pas 33 % d'endettement, et ce taux s'améliore après 50 ans, il y a aussi de la marge à ce niveau. Je n'ai pas d'enfant à ce jour: ils seront adultes dans au moins 19 ans quand j'aurai 52 ans.

C'est certes relativement optimiste. C'est exactement comme lorsque dans une entreprise, on fait un budget: il y a un peu d'incertitudes prévues, mais souvent, peu se passe comme prévu, et pourtant, l'entreprise fonctionne toujours l'année suivante.

Je devrais probablement décaler un peu ces projets dans le temps, et donc prendre ma 'retraite' un peu plus tard. Mais n'est-ce déjà pas si mal ainsi? Je peux aussi travailler un peu pour compléter mes revenus tout en me faisant plaisir, qui sait?

Merci à tous pour vos commentaires, et vos correctifs. A bientôt.

FXavier

Anonymous ArQucci, le 17 juin 2009 22:47 :  

Avec tout le respect que je vous doit, je trouve très faible votre rentabilité locative (2,7 % pour votre appart2005).
A quoi bon se donner tant de mal si c'est pour gagner si peu ?
L'inflation vous rattraperais presque...

Je ne parle même pas de votre futur projet qui vise, sans aucune ambition, seulement 1,9 % de rentabilité annuel. Vous foncez droit dans le mur..


Personnellement, étant moi-même investisseur immobilier, je ne vise jamais en dessous de 10% de rentabilité net annuel (sans compter une éventuel plus-value à la revente).

Anonymous FXAvier, le 18 juin 2009 08:32 :  

Bonjour ArQucci,

Je pense que ce serait intéressant que vous décriviez un de vos investissements immbobiliers. ça permettrait de comparer votre technique, voir si on calcule de la même manière. ça permettrait de voir si on recherche les mêmes avantages: par exemple, je recherche une certaine tranquilité (toute relative dans l'immobilier).

Quel votre taux brut de rendement? Faites-vous des travaux? Quel est votre taux d'imposition sur l'impôt sur le revenu? Avez-vous calculé une revalorisation systématique des loyers? Etes-vous en emprunt infine? Combien de temps ça vous prend en gestion, travaux? etc...

Anonymous FXavier, le 19 juin 2009 07:23 :  

2 précisions supplémentaires:
- j'ai taux d'imposition sur l'IR de 21 % (c'est-à-dire le rapport entre mon salaire net fiscal, et le montant de mes impôts sur le revenu). Si je réduis ce taux à 10 %, je gagne 0.5 points de rendement net: 3.2 %
- le rendement net dont je parle est le rapport de que me rapporte annuellement l'appartement par le montant investi. Si je fais un calcul en flux de trésorerie: tout ce que je dépense en 20 ans, et tout ce que je gagne (gains annuels) sur cette période + la valeur de l'appartement un fois que j'en suis 100 % propriétaire. J'obtiens 4.6 % de rendement net malgré ma tranche d'imposition.

C'est pour cela que je demande des explications sur les méthodes de calcul des rendements. Il sont souvent à la source d'optimisme superflu ou d'incompréhensions.

A bientôt.

Anonymous naima, le 19 juin 2009 10:19 :  

Bonjour,

si possible, je souhaiterai connaitre la ville ou vous avez acheté votre premier appart, je demance cela car je trouve que c'est un bon prix au vu de la taille et de la situation geographique du bien en question. C'est juste pour me faire une idée, je C bien que les prix ont changé depuis lors mais comme j'envisage moi aussi de me lancer dans l'investissement locatif d'ici deux à trois ans...
Je vous en remercie par avance

Anonymous ArQucci, le 19 juin 2009 12:04 :  

"C'est pour cela que je demande des explications sur les méthodes de calcul des rendements. Il sont souvent à la source d'optimisme superflu ou d'incompréhensions."

Il n'y a pas 36 méthodes pour calculer un rendement net, on doit normalement trouver tous la même chose.

Mais avant toute chose, il faut savoir qu'il existe en réalité trois définitions pour le rendement. Le rendement brut, le rendement net, et le rendement net-net.

Voici un exemple de calcule de rentabilité (avec des chiffres pris au hasard )

CALCUL RENDEMENT LOCATIF BRUT
(A) Prix d'achat du logement : 150 000 euros

(B) Frais d'achat du logement : 15 000 euros

(C) Prix frais inclus (A + B ) : 165 000 euros

(D) Loyer mensuel : 1000 euros

(E) Loyer annuel (D x 12 ) : 12 000 euros

(F) Rendement brut (hors frais d'achat) (E/A) : 8 %

(G) RENDEMENT BRUT (frais d'achat inclus) (E/C) : 7,27 %
--------------------------------

CALCUL RENDEMENT LOCATIF NET
(H) Entretien du logement : - 500 euros

(I) Charge de copropriété : - 1800 euros

(J) Charges locatives remboursés par le locataire : + 1200 euros

(K) Frais de gérance : - 950 euros

(L) Assurance loyers impayés : -264 euros

(M) Frais prévisionnel en cas de changement de locataire (3%/an) : - 440 euros

(N) Taxe foncière : - 1000 euros

(O) Loyer annuel net de charges (E+J-H-I-K-L-M-N) : 8246 euros

(P) RENDEMENT NET P/C : 4,99 %
--------------------------------

CALCUL RENDEMENT LOCATIF NET-NET

(Q) Prélèvement sociaux ((E+J)x 12,1 % : 1452 euros

(R) Par imposable des loyers (E+J-H-I-K-L-N) : 8686 euros

(S) Part d'impôt sur le revenu imputable aux loyers (aux taux de 30%)(Rx30%) : - 2605 euros

(T) Loyer annuel net de charges (O-Q-S) : 4189 euros

(U) RENDEMENT NET-NET (T/C) 2,53%


Au final ce taux de 2,53% est trois fois moins élevé que le rendement brut de départ (8%). Il est faible aussi comparativement à d'autre placement purement financiers demandant un investissement moindre et pouvant être revendus rapidement.

J'espère vous avoir éclairé ;)

Anonymous FXavier, le 19 juin 2009 18:20 :  

Bonjour naima,
C'est une ville de taille moyenne au nord de Paris. C'est déjà saturé avec des programmes De Robien qui ont fleuri de partout l'année dernière... lancés par des géants de l'immobilier. Il me semble qu'il y a pas mal d'appartements libres. Pour me sortir de la mêlée, je compte sur la proximité du mien par rapport au centre, et à la qualité de l'immeuble (cours fermée sans bruit, parking couvert et en sécurité).

Anonymous FXavier, le 19 juin 2009 22:44 :  

Merci ArQucci. On parle donc bien de la même chose: le rendement net-net qui est assez proche du mien pour le cas équivalent.
La raison pour laquelle cet investissement m’intéresse, c’est uniquement parce que j’habite chaque logement à titre personnel à un moment (en principe au début même si c’est moins rentable que de faire l’inverse). Si je reste au moins deux ans, ça couvre les frais engendrés par l’achat (notaire, agence). Ensuite, j'économise l'équivalent de la valeur de location. D’où mon calcul de rendement d’un ‘placement équivalent’. Ce rendement est supérieur au rendement locatif net-net.
En effet, c'est moins liquide que d'autres placements mais de rendement supérieur à d’autres placements si j’y habite suffisamment longtemps : 4 ans donne du 4% net-net pour mon ‘placement équivalent’. Il faudrait probablement 5 ans si je compte quelques travaux dans mes calculs.

Anonymous Anonyme, le 20 juin 2009 17:18 :  

j'ai 52 ans et à 30 ans je me suis dit que je n'allais pas bosser toute ma vie et faire une carrière de forcené et donc j'ai investi toutes mes économies de l'époque en achetant plusieurs petits studios et chambres de bonne sur PARIS(c'était moins chers à l'époque!!!)
au fil des années j'ai vendu puis acheté d'autres toujours sur paris
à ce jour je suis propriétaire de 6 appartements et de ma maison en banlieue
je travaille toujours , mais plus par plaisir et je pense arrêter de bosser à 56 ans

Anonymous Anonyme, le 21 juin 2009 15:47 :  

Juste pour signaler que dans le calcul de rentabilité cité il n'y a pas mention
des frais d'emprunt (interet annuel) et frais d'assurance de l'emprunt

Cela fait baisser encore le rendement
net-net-net ?

Anonymous FXavier, le 22 juin 2009 06:46 :  

Le calcul proposé par ArQucci permet de calculer la rentabilité en faisant abstraction du mode de financement de l'achat. ça permet de comparer un bien d'un investisseur avec un autre bien d'un autre investisseur.

Si le financement se fait par emprunt, la rentabilité est moindre. Par emprunt: on augmente les frais financiers (=charge), et on en récupère une partie par diminution d'impôts. Comme les impôts représentent une trentaine de % du revenu immobilier (=revenus - charges): avec emprunt, les charges augmentent plus vite que la diminution d'impôt. C'est donc plus rentable de ne pas emprunter.

La bonne raison d'emprunter, c'est de pouvoir lancer un projet qu'on aurait jamais pu faire avant. Donc d'avancer le moment où ça va rapporter. L'idéal étant d'emprunter à un taux inférieur à la rentabilité net-net de l'investissement. Est-ce possible?

Si la rentabilité est inférieure au taux d'emprunt, on gagne moins d'argent que si on attendait d'avoir tout l'argent nécessaire avant d'investir. Dans mon cas, la question ne se pose moins car chaque logement est habité par moi-même avant. Si les frais financiers sont inférieurs au cout de la location, je ne perds pas pendant cette période (je fais le calcul moyen sur la durée de l'emprunt, ne pas prendre les couts financiers des premières années, à mon avis).

Anonymous ArQucci, le 22 juin 2009 12:19 :  

"Juste pour signaler que dans le calcul de rentabilité cité il n'y a pas mention
des frais d'emprunt (interet annuel) et frais d'assurance de l'emprunt

Cela fait baisser encore le rendement
net-net-net ?"

:(

A votre avis ? ...

Anonymous Anonyme, le 27 juin 2009 00:53 :  

Bonsoir,
Qui de nos jours peux trouver en moins de 15 ans 150K euros à investir dans plusieurs achats immobiliers ?
Je crois surtout que vous vous faites plaisirs sur votre blog avec de trés beau effet d'annonces et un titre trés ronfleur de départ : "Une méthode pour que vous deveniez financièrement indépendant à 50 ans"

Revenez un peu sur Terre, en France ^^

Blogger Jean-Jacques Hénin, le 27 juin 2009 07:18 :  

Merci à tous pour cette discussion très intéressante.

Pour répondre à la dernière intervention, le but de ce blog est justement de montrer que c'est possible. Personnellement je mets plus de 10K euros de côté pour du long terme chaque année. FXavier, l'auteur de l'article, aussi visiblement. Nous sommes loin d'être des cas exceptionnels.

Je conseille de mettre 20% de vos revenus de côté pour du long terme si vous voulez devenir riche. En gagnant 50K euros par an, vous mettez 10K euros de côté. Je ne dis pas que c'est facile et je sais que tout le monde ne gagne pas cette somme, mais c'est loin d'être réservé aux extra-terrestres.

Et si vous ne gagnez pas 50K euros par an ? Mettez tout de même 20% de côté (je sais que cela sera plus difficile que si vous gagnez 50K euros ou plus), ou au moins 10%, et au lieu d'acheter des appartements de plusieurs pièces, achetez des studios ou simplement des parkings. Comme vous gagnez moins, vous dépensez moins. La somme à générer chaque mois pour devenir indépendant sera donc plus faible que dans le cas proposé par FXavier.

Anonymous Anonyme, le 10 juillet 2009 20:18 :  

Avoir un pan de vie tout planifié comme cela me donnerait presque envie de me flinguer personnellement ^^

Et comme l'ont mentionnés d'autres ça me parait vraiment risqué et demande beaucoup de préparation pour franchement peu de retour au final. Il y a des moyens de subvenir à son avenir bien plus rapide et moins casse gueule que cela, m'enfin je suppose qu'il en faut pour tous les gouts :)

Anonymous Anonyme, le 24 juillet 2009 01:18 :  

Bonjour,

Je trouve aussi que la démonstration, tout en étant intéressante, serait réservée à quelques privilégiés, car peu de personnes je pense ont le salaire de monsieur. Quand on gagne 2000 euros par mois, même multiplié par 2 (mari) ce qui ne représente tout de même pas la misère il me semble et satisferait déjà bien des couples, mais qu'on vient d'une famille de CSP moyenne, qu'on a du financer ses études et/ou qu'on est parti de zéro, je vois bien mal comment arriver à ce résultat !
Je pense que les expériences d'enrichissement ne sont pleinement... enrichissantes que si elles peuvent concerner une majorité des gens ; il n'y a aucune remarque acerbe là-dedans, mais je crois que ce monsieur est bien déconnecté de la réalité...

Blogger thierry, le 11 août 2009 10:18 :  

Bonjour,
J'ai 49 ans
A l'age de FXavier j'avais a peu prêt les mêmes idées d'investissement que lui mais des revenus qui a l'époque étaient loin de l'équivalent de FXavier. Ma résidence principale acquise Les banques ne voulaient plus me prêter pour acquérir un autre bien simplement parce qu'ils prenaient dans mon ratio d'endettement seulement 33% de mes futurs revenus locatifs.

J'ai donc acheté plusieurs box pour mettre le pied a l'étrier mis de l'argent de coté et dissocié mes comptes et je suis retourné vivre "officiellement" chez mes parents.

LA lorsque j'ai demandé un prêt le discours des banquiers changeait: pas d'endettement un apport pour payer les frais de notaire j'étais le bienvenue!!!

J'ai donc recommencé cette opération 3 fois en moins de 2 ans sur des biens qu'a l'époque j'arrivai a autofinancer sur 15 ou 18 ans.

4 ans après j'ai redemandé un autre prêt ( dans un autre établissement) pour acquérir un bâtiment de 5 appartement mais la sans mentir sur ma situation.
J'ai été accueilli les bras ouverts simplement parce que j'avais fait mes preuves, que les biens étaient bien gérés et légèrement rélutifs. et maintenant dans le calcul de l'endettement ils prenaient en compte 80% des revenus locatifs

Depuis j'ai fait plusieurs autres acquisitions, revendu les 2 premiers apparts pour m'acheter une grande maison et passé a 3/4 temps pour m'occuper de mes enfants, de la gestion locative et des travaux.

Alors FXavier et tous les autres ayez de l'audace foncez

JUST DO IT

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